Aruba se divise en deux moitiés qui ne se ressemblent pas. La côte sud-ouest, à l’abri des alizés, aligne les plages de sable blanc et l’ensemble de l’hôtellerie sur une quinzaine de kilomètres. La côte nord-est, battue par le vent et la houle, est un désert de roche, de cactus et de falaises où l’on ne se baigne pas. Choisir son quartier, ici, revient à choisir sa distance par rapport à l’animation.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures et demie de vol direct depuis Montréal vers l’aéroport Reine-Beatrix (AUA), à dix ou vingt minutes des hôtels.
- Aruba est hors de la ceinture des ouragans : la saison cyclonique n’y a pratiquement pas d’effet.
- Aucune sargasse notable sur la côte sud-ouest, où se trouvent toutes les plages hôtelières.
- Une heure d’avance sur Montréal l’hiver, même heure l’été. Le dollar américain est accepté partout.
Où loger
Palm Beach
La bande des grands hôtels, au nord. Trois kilomètres de sable clair, une mer plate, des restaurants, des boutiques et un casino à distance de marche. C’est le secteur le plus animé et le plus pratique, celui où l’on n’a besoin ni de voiture ni de taxi.
Eagle Beach
Juste au sud, une plage beaucoup plus large et beaucoup moins construite, bordée de petits hôtels et de résidences plutôt que de tours. C’est là que se trouvent les deux fofoti tordus par le vent, devenus l’image de l’île. Elle revient régulièrement dans les palmarès mondiaux, et elle reste tranquille même en haute saison.
Oranjestad
La capitale, à dix minutes, avec ses façades néerlandaises repeintes en couleurs vives, son port de croisière, son tramway gratuit et ses restaurants. On y loge peu, on y va pour la soirée ou pour une matinée de visite.
Le sud
Savaneta et San Nicolas, à trente minutes, sont l’Aruba des habitants. San Nicolas, ancienne ville de la raffinerie, s’est couverte de murales monumentales depuis 2016 et accueille chaque année un festival d’art urbain. Baby Beach, à la pointe sud, est un lagon peu profond en fer à cheval, idéal avec de jeunes enfants.
Le parc Arikok
Il couvre presque un cinquième de l’île, sur la côte au vent. C’est un paysage de roche volcanique, de cactus candélabres et de divi-divi, avec des grottes ornées de dessins arawaks, des ruines de mines d’or du XIXe siècle et une piscine naturelle taillée dans la lave, où l’eau reste calme derrière une barrière rocheuse pendant que la houle se brise juste derrière.
L’accès demande un véhicule tout-terrain ou une excursion organisée : les pistes sont caillouteuses et impraticables en voiture ordinaire. Comptez une demi-journée.
Le vent
Les alizés soufflent sur Aruba presque sans interruption, entre quinze et vingt-cinq nœuds. C’est ce qui rend la chaleur supportable malgré une température qui tourne autour de 31 °C toute l’année, ce qui incline les divi-divi vers le sud-ouest, et ce qui a fait de Hadicurari, entre Palm Beach et le phare, l’un des grands rendez-vous mondiaux de la planche à voile et du cerf-volant tractant.
C’est aussi une contrainte : les parasols mal ancrés s’envolent, et la mer est plus animée qu’il n’y paraît sur les photos.
Dans l’eau
L’épave de l’Antilla, un cargo allemand de cent quarante mètres sabordé par son équipage en 1940, repose entre cinq et vingt mètres au nord-ouest de l’île. C’est la plus grande épave accessible des Caraïbes et l’un des rares sites où l’apnée suffit à voir la structure.
Ailleurs, les récifs du sud-ouest se visitent en bateau à quelques minutes du rivage, et les excursions en catamaran combinent trois arrêts d’apnée et le coucher du soleil.
Le tout inclus à Aruba
La formule existe mais reste minoritaire : quelques grands complexes de Palm Beach la proposent, souvent en option. La majorité de l’hôtellerie se vend à la chambre, dans une île qui compte des centaines de restaurants et une vraie culture de la sortie du soir.
Aruba se situe par ailleurs dans le haut du marché caribéen : tout est importé et la demande nord-américaine est forte toute l’année. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus et notre dossier sur le rapport qualité-prix aident à situer les écarts.
Quand partir
Le climat est remarquablement stable : autour de 31 °C toute l’année, environ 450 millimètres de pluie annuels, et des averses courtes concentrées d’octobre à janvier. Aruba se trouve au sud de la ceinture cyclonique, ce qui en fait l’une des rares destinations des Caraïbes où la saison des ouragans ne pèse pas sur la décision.
La haute saison va de la mi-décembre à la mi-avril. Mai, juin et septembre offrent les meilleurs tarifs. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Aruba et juger le rapport qualité-prix.


