Punta Islita se trouve sur la côte sud-ouest de la péninsule de Nicoya, au bout d’une route de terre qui décourage les visiteurs de passage. C’est une petite baie fermée par deux caps rocheux, un village de quelques dizaines de maisons, une piste d’atterrissage et une forêt sèche qui remonte les collines. L’endroit est connu pour deux choses : son isolement, et un musée à ciel ouvert qui a transformé le village.
L’essentiel en quatre lignes
- Vol vers San José (SJO), puis trente-cinq minutes de vol intérieur jusqu’à la piste d’Islita; par la route, comptez cinq heures depuis San José ou trois depuis Liberia.
- Le Costa Rica est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse. La plage est de sable gris volcanique, dans une anse abritée.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison verte de mai à novembre.
Le musée à ciel ouvert
Au début des années 2000, un projet a proposé aux habitants du village de transformer leurs maisons, leurs murs et leurs arbres en supports d’œuvres. Des artistes costariciens sont venus travailler avec eux, puis les villageois ont continué seuls : mosaïques de céramique sur les façades, sculptures faites de bois flotté et de matériaux récupérés, murales sur les murs de l’école et de l’église.
Le résultat n’est pas une attraction montée pour les visiteurs mais un village où les gens vivent au milieu de ce qu’ils ont fabriqué. La visite se fait à pied, librement, en une heure. Plusieurs ateliers vendent directement leur production.
La baie et les plages
La plage d’Islita est courte, protégée par des caps, avec du sable gris et une mer généralement calme. Ce n’est pas la plus spectaculaire de la péninsule, mais elle est presque toujours vide.
À quelques minutes, Playa Camaronal est une longue plage sauvage protégée comme refuge de faune : quatre espèces de tortues marines y viennent pondre, principalement de juillet à décembre, et les relâchers de nouveau-nés sont encadrés par les gardes. La baignade y est déconseillée à cause du ressac.
Vers le nord, Playa Carrillo et Sámara sont à une heure de piste; vers le sud, la côte devient encore plus isolée.
Ce qu’on fait ici
Randonnée dans la forêt sèche, observation des singes hurleurs et des aras rouges réintroduits dans la région, sorties à cheval sur la plage, kayak dans l’estuaire du Río Ora, tyroliennes dans les collines. La pêche sportive et le surf se pratiquent depuis les plages voisines.
C’est aussi l’un des rares endroits du pays où l’on peut passer trois jours sans croiser d’autre groupe de visiteurs. Cet isolement est l’argument principal, et sa contrepartie : il n’y a pas de commerce, pas de restaurant indépendant à distance de marche et pas de vie nocturne.
L’hébergement
L’offre se limite à un domaine hôtelier accroché à la colline au-dessus de la baie et à quelques villas. La formule tout compris y est proposée en option plutôt que comme modèle unique.
C’est une destination pour un séjour au calme, un voyage de noces ou une étape dans un circuit de la péninsule, pas pour une semaine de plage animée. Si vous cherchez plutôt un grand complexe avec services et animation, le Guanacaste répond mieux; nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à comparer.
Un mot sur l’accès
La route qui mène à Islita comporte des portions de gravier et des passages à gué qui peuvent devenir difficiles en saison des pluies. Un véhicule surélevé est nécessaire si vous conduisez, et le vol intérieur depuis San José reste l’option la plus simple pour un court séjour.
Quand partir
De décembre à avril, le ciel reste dégagé et l’air tourne autour de 33 °C; la forêt sèche perd ses feuilles et le paysage devient minéral. De mai à novembre, les averses de fin de journée reverdissent tout, les tortues arrivent sur les plages voisines et les prix baissent. Septembre et octobre sont les mois les plus arrosés et les pistes les plus difficiles.
Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Costa Rica, Tamarindo, El Jobo et notre calendrier mois par mois.


