Aruba vend une chose que ses voisines ne peuvent pas promettre : la météo. L’île se trouve hors de la ceinture habituelle des ouragans, à une trentaine de kilomètres de la côte vénézuélienne, et l’alizé y souffle toute l’année. C’est la destination des Caraïbes où le risque de gâcher une semaine à cause du temps est le plus faible.
L’essentiel en quatre lignes
Où loger : Palm Beach pour l’animation et les grands complexes, Eagle Beach pour l’espace et le calme, la côte est pour le vent et personne.
Meilleure période : toute l’année. L’île reçoit peu de pluie et se situe hors de la ceinture des ouragans.
Formalités : passeport canadien valide pour la durée du séjour, aucun visa jusqu’à quatre-vingt-dix jours, et une carte d’embarquement numérique à remplir en ligne dans les sept jours précédant l’arrivée.
Langue : le néerlandais et le papiamento sont officiels, mais tout le monde parle anglais et beaucoup parlent espagnol.
Deux plages, deux séjours
Palm Beach
La bande des grands complexes, des restaurants et des casinos, au nord-ouest. C’est animé, c’est marchand, et tout se fait à pied. Si vous voulez sortir le soir sans prendre un taxi, c’est ici.
Eagle Beach
Juste au sud, plus large, moins bâtie, avec les divi-divi tordus par le vent qui servent de carte postale à l’île. Les hôtels y sont plus bas et plus espacés. Même mer, autre rythme.
La côte est et Arikok
Le côté au vent est un désert de cactus, de roche volcanique et de vagues. Le parc national Arikok couvre près du cinquième de l’île. On y va en quatre roues, pas en gougounes, et ça surprend tous ceux qui pensaient venir uniquement pour la plage.
Le vent, dit franchement
L’alizé d’Aruba est constant et fort. C’est ce qui rend la chaleur supportable et ce qui fait de l’île un site réputé de planche à voile et de cerf-volant. C’est aussi ce qui envoie du sable sur votre serviette l’après-midi et ce qui rend la mer moins plate qu’à Punta Cana. Les voyageurs qui détestent le vent devraient le savoir avant de réserver, pas en arrivant.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide pour toute la durée du séjour. Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique jusqu’à quatre-vingt-dix jours par période de cent quatre-vingts jours.
La carte d’embarquement numérique, l’ED Card, doit être remplie et signée en ligne dans les sept jours précédant l’arrivée. C’est obligatoire pour tous les voyageurs et c’est l’oubli le plus fréquent sur cette destination.
Les douanes peuvent demander un billet de retour, une preuve de fonds suffisants et une assurance voyage valide.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
La monnaie est le florin arubais, mais le dollar américain est accepté partout, y compris dans les commerces. Les prix sont souvent affichés dans les deux devises.
Le coût
Aruba est parmi les îles les plus chères de la région. La stabilité de sa météo et sa sécurité se paient. À budget égal, vous logerez mieux en République dominicaine; à Aruba, vous achetez une semaine sans mauvaise surprise.
Se déplacer
Un autobus relie Palm Beach, Eagle Beach et Oranjestad à intervalles réguliers, et il est fiable. La location d’auto ne devient utile que pour Arikok et la côte est.
À qui Aruba convient
Aux voyageurs qui ont déjà perdu une semaine à cause d’un ouragan ou d’une saison des pluies et qui ne veulent pas revivre ça. Aux planchistes. Aux couples qui veulent marcher jusqu’au souper plutôt que rester enfermés dans un complexe.
Moins bien aux familles qui cherchent une mer d’huile pour de jeunes enfants, et aux voyageurs à petit budget. Ce n’est pas l’île du rapport quantité-prix, c’est celle de la fiabilité.
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