Panama est la seule capitale d’Amérique latine où l’on voit une forêt tropicale primaire depuis le pied des tours de bureaux. La ville tient sur une pointe entre le Pacifique et l’entrée du canal, avec trois strates visibles côte à côte : les ruines de la cité fondée en 1519, le quartier colonial reconstruit après 1673, et une skyline de gratte-ciel bâtie en trente ans.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures et demie de vol direct depuis Montréal vers l’aéroport Tocumen (PTY), à trente ou quarante minutes du centre.
- Le Panama est à l’heure de l’Est toute l’année : même heure qu’à Montréal l’hiver, une heure de moins l’été.
- Le dollar américain est la monnaie en circulation, sous le nom local de balboa pour les pièces.
- Ce n’est pas une ville de plage : les plages du Pacifique sont à une heure quinze de route à l’ouest.
Le canal
Les écluses de Miraflores, à vingt minutes du centre, sont l’endroit le plus simple pour comprendre comment fonctionne l’ouvrage : une plateforme d’observation surplombe les sas, un musée explique le chantier, et les navires passent devant vous à quelques mètres.
Renseignez-vous sur les horaires de transit avant de partir, ils varient selon les jours : sans navire, la visite perd l’essentiel de son intérêt. Le matin est généralement le meilleur moment.
Pour aller plus loin, on peut traverser une partie du canal en bateau lors d’un transit partiel d’une demi-journée, ou voir les écluses élargies mises en service en 2016, du côté atlantique, qui reçoivent les porte-conteneurs les plus grands.
Casco Viejo
Le quartier colonial a été bâti en 1673 après la destruction de la première ville. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il a été restauré à partir des années 2000 : balcons de fer forgé, façades ocre et bleues, places ombragées, ruines de l’église de la Compagnie de Jésus laissées à ciel ouvert.
C’est aujourd’hui le quartier des restaurants, des toits-terrasses et des petits hôtels de caractère. La promenade du bord de mer, au bout de la pointe, offre la vue la plus photographiée du pays : les balcons coloniaux au premier plan, les gratte-ciel au fond.
Panamá Viejo
À l’est de la ville, les ruines de la cité fondée en 1519, la première ville européenne sur la côte pacifique des Amériques. Elle a été détruite en 1671 lors de l’attaque du corsaire Henry Morgan, et jamais reconstruite : il en reste la tour de la cathédrale, des pans de murs et un tracé de rues, au milieu d’un parc. Comptez une heure et demie avec le musée.
La forêt dans la ville
Le parc naturel métropolitain protège deux cent trente hectares de forêt tropicale à l’intérieur des limites de la ville. Quatre sentiers, dont un qui monte en trente minutes à un belvédère d’où l’on voit le canal, la baie et les tours. Paresseux, toucans, agoutis et singes titis s’y observent tôt le matin.
La chaussée de l’Amador, construite avec les déblais du creusement du canal, relie quatre îlots à la terre ferme sur six kilomètres. On la parcourt à vélo, avec la ville d’un côté et l’entrée du canal de l’autre. À son début se dresse un musée de la biodiversité aux toits de tôle colorés, dessiné par Frank Gehry.
Les plages, à côté
La ville n’a pas de plage utilisable. Trois options selon le temps dont vous disposez : la côte du Pacifique à une heure quinze à l’ouest, où se trouvent les grands complexes tout inclus du pays; l’archipel des Perles, à vingt minutes de vol, avec ses plages de sable clair; et l’archipel de Guna Yala sur la côte caraïbe, à deux heures et demie de route puis en pirogue, où les communautés gunas gèrent elles-mêmes l’accueil sur des îlots minuscules.
À table
Le marché aux poissons, au bord du Casco Viejo, sert le ceviche au comptoir dans des gobelets de plastique, à quelques dollars. C’est l’expérience culinaire la plus simple et la plus mémorable de la ville.
Ailleurs, le sancocho de gallina, une soupe de poule à la coriandre longue, et le patacón, la banane plantain écrasée et frite, accompagnent à peu près tout. Et pour lever un malentendu tenace : le chapeau panama est équatorien.
L’hébergement
Il n’y a pas de complexe tout inclus à Panama même : l’offre se compose d’hôtels d’affaires dans les quartiers de tours, et de petites adresses de caractère dans le Casco Viejo. Pour la portion balnéaire, il faut se déplacer vers la côte.
La formule la plus courante est de combiner deux ou trois nuits en ville avec une semaine sur la côte pacifique. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus s’appliqueront à cette seconde partie.
Quand partir
La saison sèche court de la mi-décembre à la mi-avril : ciel dégagé, alizés, humidité plus supportable. C’est la haute saison.
De mai à novembre, les averses tombent en fin d’après-midi, généralement une heure ou deux, et la végétation est à son plus dense. Le pays est hors de la trajectoire des ouragans. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Panama, Colon, Gamboa et notre calendrier mois par mois.


