Pointe-à-Pitre est la capitale économique de la Guadeloupe, sur l’aile est de l’archipel, à la charnière des deux ailes du papillon. Ce n’est pas une ville de plage : c’est un port, un marché, un terminal de traversiers et un musée qui compte parmi les plus importants des Amériques sur l’histoire de l’esclavage. On y passe une demi-journée, et l’aéroport est à dix minutes.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures de vol direct depuis Montréal vers Pôle Caraïbes (PTP), à dix minutes du centre.
- Département français : euro, français, conduite à droite, soins hospitaliers aux normes européennes.
- Aucune plage dans la ville. Les plages du Gosier et de Sainte-Anne sont à quinze et trente minutes.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison des ouragans de juin à novembre.
Le Mémorial ACTe
Inauguré en 2015 sur le site de l’ancienne usine sucrière Darboussier, c’est le plus grand centre consacré à la traite et à l’esclavage dans la Caraïbe. Le bâtiment lui-même est une pièce d’architecture : un volume noir traversé de racines d’argent, posé face à la mer.
Le parcours permanent suit quatre siècles, des sociétés africaines précoloniales aux luttes contemporaines, avec des objets, des archives et des installations. Comptez deux à trois heures. C’est la visite la plus importante de la Guadeloupe, et l’une des plus marquantes des Antilles.
Le marché Saint-Antoine
Le marché aux épices occupe une halle de fer du XIXe siècle près du port. Vanille, muscade, bâton de cannelle, colombo, curcuma, bois d’Inde et rhums arrangés s’y vendent au poids, dans une odeur qui prend dès l’entrée. Les marchandes, en madras, font goûter et négocient.
C’est le meilleur endroit de l’archipel pour rapporter quelque chose, à condition d’acheter le matin, quand le marché est approvisionné et que la ville n’a pas encore chauffé.
Le centre
La place de la Victoire, plantée de sabliers centenaires, forme le cœur historique, entourée de maisons coloniales à balcons de fer. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, surnommée l’église de fer, a été renforcée par une ossature métallique après les séismes et les cyclones du XIXe siècle : ses colonnes et ses tirants apparents en font un bâtiment unique dans les Antilles.
La rue Frébault et les rues voisines constituent le principal quartier commerçant de l’archipel. La ville se vide en fin d’après-midi : la vie du soir se passe ailleurs, au Gosier ou à Sainte-Anne.
Les traversiers
C’est l’autre fonction essentielle de la ville. Depuis la gare maritime, des navires rapides desservent Marie-Galante en une heure, Les Saintes en une heure, la Dominique en deux heures et la Martinique en quatre.
Ces liaisons rendent possible une excursion à la journée vers Marie-Galante et ses distilleries, ou vers Terre-de-Haut et sa baie classée par l’UNESCO parmi les plus belles du monde. Réservez à l’avance en haute saison.
Où loger
Peu de voyageurs dorment à Pointe-à-Pitre même. Les hôtels se trouvent au Gosier, à quinze minutes, à Sainte-Anne et à Saint-François, sur la côte sud de Grande-Terre, ou de l’autre côté à Deshaies et à Bouillante, sur la côte sous le vent de Basse-Terre.
La formule tout compris existe mais reste minoritaire en Guadeloupe : un grand village de vacances à Sainte-Anne et quelques hôtels proposant une option tout compris. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à évaluer ce que la formule apporte réellement dans une île où l’on mange bien et à bon prix partout.
Quand partir
Le carême, de décembre à avril, apporte des alizés, peu de pluie et une mer calme sur la côte caraïbe. De juillet à novembre, la chaleur et l’humidité montent, les averses deviennent quotidiennes mais brèves, et les tarifs baissent nettement.
Le carnaval occupe janvier et février, avec des défilés chaque dimanche. En août, la fête des cuisinières fait défiler les cuisinières créoles en costume dans les rues de la ville, portant leurs plats. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Guadeloupe et juger le rapport qualité-prix.


