La Ceiba est une ville portuaire de la côte nord du Honduras, adossée à une montagne de deux mille quatre cents mètres couverte de forêt tropicale. Ce n’est pas une station balnéaire : c’est le point de départ vers les îles de la Baie, vers un des parcs nationaux les plus spectaculaires d’Amérique centrale, et vers les villages garifunas de la côte.
L’essentiel en quatre lignes
- Vol vers La Ceiba (LCE) avec correspondance, ou vol direct saisonnier vers Roatán puis traversier d’une heure trente.
- Le Honduras est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- La ville sert de porte d’entrée : les plages y sont secondaires, l’intérêt est autour.
- Février à mai pour la saison la plus sèche. Les pluies sont fréquentes d’octobre à janvier sur cette côte.
Le parc national Pico Bonito
Il commence à quinze minutes du centre-ville et monte à deux mille quatre cent trente-cinq mètres. Sur cette dénivelée, on passe de la forêt humide de plaine à la forêt de nuages, ce qui donne une des plus fortes concentrations d’espèces du pays : quatre cents espèces d’oiseaux, des jaguars et des tapirs dans les zones hautes, des singes hurleurs et des toucans à portée de sentier.
La rivière Cangrejal, qui borde le parc, se descend en rafting sur des rapides de classe III et IV entre juin et février, et de classe II le reste de l’année. Plusieurs lodges se sont installés au bord de la rivière, à vingt minutes de la ville.
Le refuge de Cuero y Salado
À quarante-cinq minutes à l’ouest, ce refuge protège l’estuaire de deux rivières et une mangrove où vivent des lamantins, espèce devenue rare dans les Caraïbes.
On y accède d’une façon inhabituelle : un petit wagonnet sur voie étroite, hérité des chemins de fer bananiers, traverse les plantations d’ananas sur neuf kilomètres jusqu’à l’entrée du refuge. La visite se poursuit en barque dans les canaux, au lever du jour, quand les lamantins remontent respirer et que les singes hurleurs se font entendre.
Les Cayos Cochinos
Treize îlots à une heure de bateau, classés réserve marine intégrale : pêche interdite, mouillage réglementé, récif en excellent état. Sur l’un d’eux, un village garifuna de pêcheurs vit sur pilotis et prépare le poisson sur la plage pour les visiteurs de la journée. C’est l’une des excursions les plus marquantes de la côte.
La culture garifuna
Les Garifunas descendent de populations africaines et arawaks des Petites Antilles, déportées de Saint-Vincent par les Britanniques en 1797 et débarquées sur la côte hondurienne. Leur langue, leur musique et leur danse figurent au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Les villages de Sambo Creek et de Corozal, à vingt minutes à l’est, se visitent : tambours, cuisine à la noix de coco, casabe de manioc. Le 12 avril, jour de l’arrivée de 1797, est férié dans toute la communauté.
Le carnaval
La Ceiba accueille la troisième semaine de mai l’un des plus grands carnavals d’Amérique centrale, en l’honneur de saint Isidore. La fête dure quinze jours, avec des soirées de quartier chaque soir et un défilé final sur l’avenue San Isidro qui rassemble plusieurs centaines de milliers de personnes.
Les plages et la ville
Les plages urbaines, à l’est du port, sont de sable brun et fréquentées surtout par les Honduriens la fin de semaine. Playa de Perú, à quinze minutes à l’est, est plus tranquille et bordée de cocotiers.
Ce n’est pas pour la baignade qu’on vient ici. Si votre séjour est d’abord balnéaire, Roatán, à une heure trente de traversier ou vingt minutes de vol, répond mieux à la demande.
L’hébergement
Il n’y a pas de complexe tout inclus à La Ceiba. L’offre se compose d’hôtels de ville, de lodges de nature au bord de la rivière Cangrejal et de petites adresses dans les villages garifunas, tous vendus sans repas.
La formule la plus courante est d’y passer deux ou trois nuits pour le parc et les excursions, puis de rejoindre les îles. Pour la portion balnéaire, nos critères pour choisir un hôtel tout inclus s’appliqueront.
Pour les conditions d’entrée à jour et les recommandations officielles, consultez la fiche du gouvernement du Canada sur le Honduras, et parlez-en avec votre conseiller avant de fixer vos dates.
Quand partir
De février à mai, le temps est le plus sec et les rivières restent praticables. De juin à septembre, la chaleur monte avec des averses courtes. D’octobre à janvier, cette côte reçoit ses pluies les plus abondantes, ce qui rend le rafting plus sportif mais les sentiers plus difficiles.
Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Honduras, Roatan et notre calendrier mois par mois.


