Vue du ciel, la Guadeloupe a la forme d’un papillon. L’aile ouest, Basse-Terre, est volcanique, montagneuse, couverte de forêt humide et dominée par la Soufrière, 1 467 mètres. L’aile est, Grande-Terre, est plate, calcaire, sèche, et concentre les plages et les hôtels. Un bras de mer de quelques dizaines de mètres sépare les deux, franchi par deux ponts. Ajoutez quatre îles satellites, et vous obtenez l’archipel le plus varié des Petites Antilles.
L’essentiel en quatre lignes
- Passeport canadien valide au moins trois mois après la date de départ prévue. Aucun visa jusqu’à 90 jours.
- Environ cinq heures de vol depuis Montréal vers Pôle Caraïbes (PTP), avec des liaisons directes l’hiver.
- Département français : euro, français, conduite à droite, soins hospitaliers aux normes européennes.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison des ouragans du début juin à la fin novembre.
Deux ailes, deux séjours différents
Grande-Terre
Le sud de cette aile, du Gosier à Saint-François en passant par Sainte-Anne, aligne les plages de sable clair, les lagons protégés par le récif et l’essentiel de l’hôtellerie. Le nord, autour d’Anse-Bertrand et de la Pointe de la Grande Vigie, se fait beaucoup plus sauvage : falaises calcaires, houle atlantique, presque personne.
Basse-Terre
Le parc national couvre le cœur de l’aile ouest : forêt dense, rivières, chutes du Carbet, sentiers qui montent à la Soufrière en deux heures à travers les fumerolles. Sur la côte sous le vent, entre Bouillante et Deshaies, les plages sont de sable gris ou doré, la mer est calme et les villages ont gardé leur échelle.
La bascule d’une aile à l’autre prend quarante-cinq minutes. Beaucoup de voyageurs partagent leur semaine entre les deux, et c’est probablement la meilleure façon de comprendre l’île.
La réserve Cousteau
Au large de la plage de Malendure, deux îlots rocheux protègent un secteur marin classé depuis les années 1980. Jacques-Yves Cousteau y a tourné et l’a désigné comme l’un des grands sites de plongée du monde; la réputation a tenu.
L’intérêt de l’endroit, c’est qu’il ne demande pas de brevet. Les tombants commencent à trois mètres de profondeur, la navette met dix minutes, et une simple sortie en apnée suffit pour voir tortues, gorgones et bancs de poissons-perroquets. Les plongeurs certifiés descendent plus bas, jusqu’au buste immergé de Cousteau posé à quatorze mètres.
Les plages qu’il faut connaître
La Caravelle et Bois Jolan
À Sainte-Anne, deux longues plages de sable blanc devant un lagon peu profond fermé par le récif. Bois Jolan est la plus tranquille des deux, avec des cocotiers et très peu d’aménagements.
Grande Anse, à Deshaies
Un kilomètre et demi de sable doré teinté d’ocre au nord de Basse-Terre, adossé à une colline boisée. La houle peut être forte : belle plage, baignade à surveiller. Le village voisin sert de décor à une série télévisée policière connue en Europe, ce qui lui vaut une fréquentation inattendue.
Plage de la Chapelle, à Anse-Bertrand
Une anse de sable blanc protégée par une barrière naturelle, dans le nord de Grande-Terre. Peu connue des visiteurs, très fréquentée par les Guadeloupéens la fin de semaine.
Petite-Terre
Deux îlots inhabités classés réserve naturelle, à une heure de bateau de Saint-François. Un lagon d’eau turquoise, des iguanes des Petites Antilles par centaines et des requins-citrons juvéniles dans le chenal. Sortie encadrée à la journée, nombre de visiteurs limité.
Les îles du Sud
Les Saintes, à quarante-cinq minutes de traversier, forment l’une des plus belles baies du monde selon l’UNESCO. Terre-de-Haut se parcourt à pied ou en scooter, avec le fort Napoléon en surplomb et l’Anse Crawen en récompense.
Marie-Galante, à une heure de Pointe-à-Pitre, est une île plate de champs de canne où circulent encore des charrettes à bœufs et où trois distilleries produisent un rhum réputé, dont l’un des rares titrant 59 degrés. Ses plages du sud-ouest comptent parmi les plus tranquilles de l’archipel.
Le tout inclus en Guadeloupe
Comme en Martinique, la formule existe sans dominer. Le principal établissement tout compris est un grand village de vacances installé à Sainte-Anne, tourné vers les sports nautiques et la famille. Plusieurs hôtels du Gosier, de Saint-François et de Deshaies proposent une formule tout compris optionnelle qui s’ajoute au prix de la chambre.
Le reste de l’hôtellerie se vend en chambre seule ou en petit-déjeuner, dans une île où les tables créoles, les food trucks à bokits et les marchés rendent la sortie quotidienne intéressante. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à mesurer ce que la formule vous fait vraiment économiser selon votre programme.
Quand partir
Le carême, de décembre à avril, apporte des alizés, peu de pluie et une mer calme sur la côte caraïbe. De juillet à novembre, la chaleur et l’humidité montent, les averses deviennent quotidiennes mais brèves, et les tarifs baissent nettement.
Le carnaval occupe janvier et février entier, avec des défilés chaque dimanche jusqu’au mercredi des Cendres. En août, la fête des cuisinières met les cuisinières créoles en procession dans les rues de Pointe-à-Pitre, en costume, portant leurs plats. Pour situer ces périodes dans les prix des départs québécois, voyez quand partir dans le Sud.
Les sargasses touchent surtout les côtes sud et est de Grande-Terre et le sud de Basse-Terre. La côte sous le vent, à l’ouest de Basse-Terre, reste généralement dégagée : un critère utile au moment de choisir son secteur.
Formalités, santé et sécurité
Le passeport canadien doit être valide au moins trois mois après la date prévue de départ. Aucun visa pour un séjour touristique de 90 jours ou moins. Les agents peuvent demander un billet de retour, une preuve d’hébergement et une preuve de fonds.
Aucun vaccin n’est obligatoire, sauf preuve de vaccination contre la fièvre jaune en provenance d’un pays touché. La dengue circule périodiquement. Le centre hospitalier universitaire assure des soins aux standards français, ce qui simplifie beaucoup la question médicale par rapport aux îles voisines. L’eau du robinet est potable, avec des coupures de service ponctuelles dans certaines communes.
Pour les conditions d’entrée à jour et les recommandations officielles, consultez la fiche du gouvernement du Canada sur la Guadeloupe.
À table
Le bokit, un pain frit garni de morue, de poulet ou de thon, se mange debout au bord de la route et coûte le prix d’un café. À l’autre extrémité, les tables créoles de Basse-Terre servent colombo de cabri, court-bouillon de vivaneau et ouassous, ces grosses crevettes d’eau douce élevées dans les rivières de l’île.
Et partout, le ti-punch : rhum agricole, sucre de canne, un quartier de citron vert. On le prépare soi-même, à sa main, selon la formule locale.
Pour préparer ce séjour, voir aussi Pointe a Pitre, notre calendrier mois par mois et la section Sud tout inclus.


