Puntarenas n’est pas une station balnéaire, et il vaut mieux le savoir avant d’y réserver une semaine. C’est un port, construit sur une langue de sable de huit kilomètres de long et de quelques centaines de mètres de large, au fond du golfe de Nicoya. On y vient pour embarquer : sur un traversier vers la péninsule, sur un bateau vers l’île Tortuga, ou sur un navire de croisière qui fait escale.
L’essentiel en quatre lignes
- Vol vers San José (SJO), puis une heure trente de route vers l’ouest.
- Le Costa Rica est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse, mais l’eau du golfe est chargée de sédiments : elle n’est ni turquoise ni transparente.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison verte de mai à novembre.
Ce que la ville est vraiment
La langue de sable porte la ville entière : le port d’un côté, face à l’estuaire, et la plage de l’autre, face au golfe. Le Paseo de los Turistas longe cette plage sur deux kilomètres, avec ses kiosques, ses vendeurs de churchill, cette glace pilée locale servie avec lait concentré et crème glacée, et ses bancs tournés vers le coucher du soleil.
Le sable est gris et l’eau du golfe reste trouble, chargée par les rivières qui s’y jettent. On s’y promène, on y mange du poisson, on y regarde partir les bateaux, mais on ne vient pas y passer la journée dans l’eau. Pour cela, il faut prendre un bateau.
Puntarenas garde par ailleurs une vraie vie de port : marché aux poissons, quai de pêche, une cathédrale de pierre de 1902 et un ancien pénitencier reconverti en centre culturel.
L’île Tortuga
C’est la raison principale de s’arrêter ici. À une heure et demie de navigation dans le golfe, deux îlots inhabités offrent ce que la côte n’a pas : du sable blanc, une eau claire et des cocotiers. Les sorties partent le matin, comprennent le repas sur la plage, du temps pour l’apnée et le kayak, et rentrent en fin d’après-midi.
La traversée elle-même vaut le détour : on longe des îlots rocheux, on croise souvent des dauphins et, de décembre à avril, des baleines à bosse.
Le traversier vers la péninsule
Deux compagnies relient Puntarenas à Paquera en une heure dix, voitures comprises. C’est la porte d’entrée du sud de la péninsule de Nicoya : Tambor, Montezuma, Santa Teresa et la réserve de Cabo Blanco, la première zone protégée du Costa Rica, créée en 1963.
Beaucoup de voyageurs ne font que passer par Puntarenas pour prendre ce bateau. Vérifiez les horaires à l’avance et présentez-vous une heure avant si vous embarquez une voiture en haute saison.
Autour
Le parc national Carara, à quarante-cinq minutes au sud, abrite l’une des dernières populations d’aras rouges du pays. Le pont du Río Tárcoles, juste à côté, permet d’observer des crocodiles américains depuis la route.
Vers l’intérieur, Monteverde et sa forêt de nuages sont à deux heures et demie par une route de montagne. Les ponts suspendus, les sentiers dans la brume et l’observation des quetzals justifient une nuit sur place plutôt qu’une journée aller-retour.
L’hébergement
L’offre se compose d’hôtels de ville, de quelques établissements en bord de plage sur la langue de sable et de complexes plus récents à Puntarenas Est, vers Doña Ana. Il n’y a pas de grand tout inclus ici.
Notre conseil : traitez Puntarenas comme une étape d’une ou deux nuits, avant ou après la péninsule de Nicoya, plutôt que comme une destination de séjour. Si vous cherchez une semaine de plage au Costa Rica, le Guanacaste ou la côte centrale répondent mieux; nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à comparer les options.
Quand partir
De décembre à avril, le ciel reste dégagé et l’air tourne autour de 32 °C, avec une humidité élevée typique du golfe. De mai à novembre, les averses de fin de journée deviennent quotidiennes et la mer du golfe se charge davantage.
Le carnaval de Puntarenas, en février, et la fête de la Vierge de la Mer, à la mi-juillet, avec sa procession de bateaux décorés dans l’estuaire, sont les deux moments où la ville se transforme. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Costa Rica, Liberia, Playa Tambor et les complexes qui conviennent aux familles.


