Sept kilomètres séparent deux endroits qui n’ont rien en commun. Ixtapa a été dessinée sur plan au début des années 1970 : une avenue, une rangée d’hôtels, une longue plage ouverte sur le Pacifique. Zihuatanejo est un village de pêcheurs blotti au fond d’une baie fermée, avec ses ruelles en pente, son marché aux poissons et ses barques tirées sur le sable. On loge dans l’une, on soupe dans l’autre, et c’est la combinaison qui fait la destination.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ six heures de vol depuis Montréal, avec des liaisons directes saisonnières vers Zihuatanejo (ZIH), à vingt-cinq minutes des hôtels.
- Le Guerrero est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse : la côte donne sur le Pacifique.
- Novembre à mai pour la saison sèche. Pluies et cyclones de juin à octobre.
Ixtapa
La plage El Palmar s’étire sur trois kilomètres devant la rangée hôtelière, bordée de cocotiers. Elle est large, dorée et magnifique, mais elle fait face à la mer ouverte : la houle est réelle et les courants de retour existent. Le système de drapeaux est affiché chaque matin et mérite qu’on s’y fie.
Plus au nord, la plage Linda offre une eau plus calme et sert de point de départ pour l’île Ixtapa, à cinq minutes de bateau. L’île compte quatre petites plages, dont une réservée à l’apnée, et une rangée de restaurants de poisson sous les palmes. C’est la sortie d’une demi-journée la plus simple de la région.
Entre les deux, une lagune abrite des crocodiles qu’on observe depuis une passerelle. Le secteur compte aussi un parcours de golf et une marina.
Zihuatanejo
La baie et le village
La baie est presque fermée, ce qui la rend calme toute l’année. Le chemin du pêcheur longe le front de mer sur un kilomètre, entre les barques, les étals et les restaurants. Le marché municipal, en haut de la rue principale, se visite le matin.
Playa La Ropa
La plus belle plage de la région et la plus sûre : un kilomètre et demi de sable dans la baie, une eau plate, des restaurants les pieds dans le sable et une poignée d’hôtels de petite taille. C’est là qu’on passe la journée quand la mer est forte à Ixtapa.
Playa Las Gatas
Accessible en bateau depuis le quai, ou par un sentier de vingt minutes le long de la falaise. Une digue de pierre, que la tradition attribue à un souverain purépecha avant l’arrivée des Espagnols, ferme la crique et y maintient une eau immobile. Excellent pour l’apnée et pour les jeunes enfants.
Autour
De décembre à mars, les baleines à bosse passent au large et les sorties partent de la marina. Le reste de l’année, la pêche au voilier et au marlin attire les amateurs; les prises se relâchent désormais dans la plupart des tournois.
À trente minutes au sud, la lagune de Barra de Potosí, ceinturée de mangrove, se parcourt en barque au lever du jour : hérons, ibis, spatules roses. À trente minutes au nord, le village de Troncones aligne des vagues régulières et quelques auberges de surf.
Zihuatanejo porte par ailleurs une célébrité inattendue depuis 1994 : c’est la ville que deux personnages d’un film devenu culte se donnent comme point de rendez-vous, au bord du Pacifique. Beaucoup de visiteurs américains arrivent avec cette image en tête.
Le tout inclus à Ixtapa
La formule se concentre entièrement à Ixtapa, sur la plage El Palmar, avec une poignée de grands complexes familiaux et un ou deux établissements réservés aux adultes. Les tarifs restent parmi les plus abordables du Pacifique mexicain à catégorie comparable.
Zihuatanejo fonctionne à l’inverse, avec de petits hôtels et des auberges vendus sans repas, sur La Ropa et Playa Madera. Beaucoup de voyageurs choisissent le tout compris à Ixtapa et prennent le taxi pour souper à Zihuatanejo deux ou trois soirs : c’est dix minutes de route et une autre ambiance. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à évaluer ce que la formule couvre réellement.
Quand partir
De novembre à mai, le ciel reste dégagé, l’air tourne autour de 30 °C le jour et l’eau autour de 27. C’est la saison sèche, la meilleure période et la haute saison des départs québécois.
De juin à octobre, la chaleur et l’humidité montent nettement, les orages de fin de journée deviennent quotidiens et les collines verdissent. La saison cyclonique du Pacifique s’étend de juin à novembre. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Mexique, Riviera Nayarit, Acapulco et Punta Cana ou Cancún.


