El Jobo se trouve à l’extrémité nord-ouest du Costa Rica, dans la baie de Salinas, à une dizaine de kilomètres de la frontière nicaraguayenne. C’est le secteur le plus isolé de la côte pacifique costaricienne : une poignée de plages en croissant séparées par des pointes rocheuses, une forêt sèche, un village de pêcheurs et presque aucune construction. On y vient pour la tranquillité, et pour le vent.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures et demie de vol direct depuis Montréal vers Liberia (LIR), puis une heure quinze de route vers le nord.
- Le Costa Rica est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse. Les plages sont de sable clair à doré, avec une mer généralement calme dans les anses.
- De décembre à mars, un vent soutenu balaie la baie de Salinas presque tous les jours.
Les plages
Playa El Jobo, la principale, forme une anse abritée où l’eau reste calme et peu profonde : c’est la plage du village et celle des hôtels du secteur. Playa Rajada, à quelques minutes, est plus large et plus ouverte, avec du sable très clair et une pente douce; c’est la plus belle du secteur et l’une des rares du pays orientées de façon à offrir le coucher du soleil dans l’axe de la plage.
Playa Jobito et Playa La Coyotera complètent l’ensemble, toutes deux minuscules et souvent désertes. Aucune n’a de services : prévoyez de l’eau et de l’ombre.
Le vent et le cerf-volant tractant
La baie de Salinas est l’un des trois ou quatre spots de cerf-volant tractant les plus réputés d’Amérique centrale. De décembre à mars, l’alizé accéléré par la dépression du lac Nicaragua souffle presque quotidiennement entre vingt-cinq et trente-cinq nœuds, sur un plan d’eau plat et peu profond. Deux ou trois écoles opèrent sur la baie, à vingt minutes du village.
C’est aussi ce vent qui rend la région plus fraîche que le reste du Guanacaste en saison sèche, et qui explique l’absence quasi totale de moustiques.
Autour
L’île Bolaños, à quelques kilomètres au large, est un refuge national protégé où nichent des frégates, des huîtriers d’Amérique et l’une des rares colonies de pélicans bruns du pays. On l’approche en bateau sans débarquer.
Le parc national de Santa Rosa, à quarante-cinq minutes au sud, protège la dernière grande forêt sèche tropicale d’Amérique centrale et abrite un site historique important pour le pays. Le volcan Rincón de la Vieja, avec ses sources chaudes et ses mares de boue, est à une heure trente.
La frontière nicaraguayenne est à vingt minutes, ce qui rend possible une excursion à la journée vers San Juan del Sur ou l’île d’Ometepe, moyennant les formalités d’usage.
L’hébergement
Le secteur compte peu d’établissements : un grand complexe tout inclus installé sur la baie, quelques petits hôtels et des locations. Il n’y a pas de village touristique, pas de rue commerçante, et très peu de restaurants en dehors des hôtels et de quelques sodas.
C’est donc un choix pour qui veut une plage calme, un hôtel confortable et un environnement resté sauvage, en acceptant de dépendre du complexe ou d’une voiture de location. Si vous préférez pouvoir sortir à pied le soir, Tamarindo ou Playa del Coco conviennent mieux. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à trancher.
Quand partir
De décembre à avril, la saison sèche est franche : ciel constant, air autour de 33 °C, très peu de pluie et beaucoup de vent. De mai à novembre, les averses de fin de journée reverdissent la forêt, le vent tombe et les prix baissent nettement. Septembre et octobre sont les mois les plus arrosés.
Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix depuis le Québec.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Costa Rica, San José, Tamarindo et juger le rapport qualité-prix.


