La République dominicaine est la destination soleil la plus vendue au Québec, et c’est aussi celle où l’on se trompe le plus souvent de région. Le pays occupe les deux tiers d’une île. Entre Punta Cana et Puerto Plata, il y a six heures de route, deux climats et deux façons très différentes de passer une semaine.
Voici comment nos conseillers en voyages posent le choix, région par région, avec ce qui change vraiment d’un secteur à l’autre.
L’essentiel en quatre lignes
Meilleure période : de décembre à avril pour le temps sec, mai et début juin pour le meilleur rapport qualité-prix.
Quelle région : Punta Cana pour une mer calme et un vol sans escale, la côte nord pour le vent et les prix, La Romana pour les excursions en bateau, Samaná pour la nature et les baleines de janvier à mars.
Formalités : passeport canadien valide, aucun visa pour trente jours ou moins, formulaire e-Ticket à remplir en ligne avant chaque vol.
Durée de vol : un peu moins de cinq heures sans escale de Montréal à Punta Cana.
Quatre régions, quatre séjours
Punta Cana et Bávaro, à l’est
Une cinquantaine de kilomètres de sable devant une mer calme, protégée par un récif. C’est la plus forte concentration de complexes tout inclus des Caraïbes et le seul secteur du pays desservi sans escale depuis Montréal toute l’année, en un peu moins de cinq heures de vol.
À l’intérieur même de la région, les secteurs ne se valent pas. Bávaro est le cœur historique, avec la plus grande densité d’hôtels et la vie de plage la plus animée. Cap Cana, au sud, réunit les établissements les plus chers, une marina et un golf signé. Uvero Alto et Macao, au nord, sont plus récents et plus isolés : mer plus agitée, plage plus vaste, quarante minutes de plus en autocar depuis l’aéroport. Cette dernière donnée compte quand on voyage avec de jeunes enfants après un vol de cinq heures.
Puerto Plata et la côte nord
La côte nord reçoit l’alizé. Le vent y est constant, ce qui fait le bonheur des planchistes de Cabarete et empêche la mer de devenir aussi plate qu’à l’est. La région a un relief, un téléphérique jusqu’au mont Isabel de Torres, des villages et une vraie ville. Les prix y sont généralement plus bas qu’à Punta Cana, à catégorie d’hôtel égale.
C’est le bon choix si vous voulez sortir du complexe. C’est le mauvais si vous cherchez une mer d’huile pour des enfants de quatre ans.
La Romana et Bayahibe, au sud-est
Moins de complexes, plus de bateaux. La région sert de porte vers l’île Saona et vers le parc national de l’Est, et la mer y est abritée. La clientèle est un peu plus âgée, l’ambiance plus tranquille, et l’aéroport de La Romana évite les longs transferts.
Samaná, sur la péninsule
La région verte du pays : cascades, cocoteraies, petits hôtels plutôt que grands complexes. De janvier à mars, les baleines à bosse entrent dans la baie pour mettre bas, et c’est l’un des meilleurs endroits au monde pour les observer. Le reste de l’année, c’est une destination de nature et de plages plus sauvages, à Las Terrenas surtout.
Quand partir
De décembre à avril, le pays est sec et la chaleur reste supportable. C’est aussi la haute saison, donc la période la plus chère, avec un sommet autour des Fêtes et de la semaine de relâche.
La saison des ouragans court de juin à novembre. Le risque réel se concentre en août, septembre et octobre. Un séjour dans cette fenêtre coûte nettement moins cher, et c’est le moment où l’assurance annulation cesse d’être une dépense discutable.
Mai et la première moitié de juin forment le meilleur compromis de l’année : les prix ont baissé, les pluies restent brèves et tombent surtout en fin de journée, la mer est chaude.
Les sargasses, dites franchement
La côte est du pays reçoit des algues sargasses, surtout entre avril et août. L’intensité varie d’une année à l’autre et d’une plage à l’autre, parfois à quelques kilomètres d’écart. Les grands complexes ratissent leur portion de plage tous les matins, ce qui règle une bonne partie du problème. La côte nord et Samaná sont beaucoup moins touchées. Nous suivons la situation dans notre guide des sargasses, et votre conseiller peut vous donner le portrait de la semaine avant que vous réserviez.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide. Jusqu’au 31 décembre 2026, un passeport valide pour la durée du séjour suffit aux touristes; au-delà de cette date, prévoyez une validité de six mois après l’arrivée. Aucun visa n’est exigé pour trente jours ou moins, et le séjour peut être prolongé jusqu’à cent vingt jours auprès des autorités migratoires dominicaines.
Le formulaire électronique dominicain, l’e-Ticket, doit être rempli en ligne avant l’embarquement, à l’aller comme au retour. C’est gratuit, ça prend cinq minutes, et c’est la première chose que les voyageurs oublient. La carte de tourisme, elle, est comprise dans le prix du billet d’avion.
Les douanes peuvent demander une preuve de fonds suffisants, l’adresse de votre hébergement et un billet de retour.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
La monnaie est le peso dominicain, mais le dollar américain circule partout dans les zones touristiques. Apportez des petites coupures américaines pour les pourboires et les excursions. Les guichets automatiques des complexes appliquent des frais élevés.
Les pourboires
Ils ne sont pas inclus dans le tout inclus, même quand la brochure laisse croire le contraire. Comptez quelques dollars par jour pour la femme de chambre et un ou deux dollars par service au bar. Ce n’est pas une obligation, c’est un usage, et il change la qualité de votre semaine.
Les catégories d’hôtels
Les étoiles dominicaines sont généreuses. Un quatre étoiles local correspond souvent à un trois étoiles nord-américain. C’est précisément là qu’un conseiller qui connaît les établissements un par un vous évite une semaine de déception, parce que l’écart ne se voit pas sur les photos.
Se déplacer
Pour un séjour en complexe, la location d’auto ne se justifie pas : les transferts sont compris dans le forfait et les excursions passent vous prendre à l’hôtel. Si vous logez à Samaná ou sur la côte nord et que vous comptez bouger, la voiture devient utile.
L’eau
Buvez de l’eau embouteillée, y compris pour vous brosser les dents. Les complexes en fournissent. C’est la précaution la plus simple et la plus efficace du séjour.
À qui la République dominicaine convient
Aux familles qui veulent une plage calme, un vol court et un budget prévisible : Punta Cana répond mieux que n’importe quelle autre destination des Caraïbes. Aux couples qui cherchent du haut de gamme sans traverser l’Atlantique : Cap Cana et Samaná. Aux voyageurs qui s’ennuient sur un transat : la côte nord, avec son vent, ses montagnes et ses villes.
Moins bien à qui cherche une immersion culturelle depuis un complexe. Le pays a une histoire dense, une capitale inscrite au patrimoine mondial et une vie musicale forte, mais rien de tout cela ne vient à vous : il faut sortir pour le trouver.
Pour préparer ce séjour, voir aussi Cabarete, La Romana, Michès, Mexique ou République dominicaine et la section Sud tout inclus.


