Mazatlán a une histoire que la plupart des stations balnéaires mexicaines n’ont pas : c’était un port prospère au XIXe siècle, avec un théâtre à l’italienne, des maisons à patio et une bourgeoisie commerçante, bien avant que le tourisme n’existe. Ce centre ancien a été restauré à partir des années 1990, et il donne aujourd’hui à la ville une profondeur que les zones hôtelières construites de toutes pièces n’ont pas.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ six heures de vol depuis Montréal, avec des liaisons directes saisonnières vers Mazatlán (MZT), à vingt-cinq minutes des hôtels.
- Le Sinaloa est deux heures derrière Montréal l’hiver et trois heures l’été.
- Aucune sargasse. L’eau est plus fraîche qu’aux Caraïbes l’hiver, autour de 22 degrés.
- Novembre à mai pour la saison sèche. Pluies et cyclones de juin à octobre.
Trois villes en une
Le centre historique
Autour de la place Machado, une centaine de bâtiments du XIXe siècle abritent des restaurants, des galeries et des terrasses. Le théâtre Ángela Peralta, inauguré en 1874, laissé à l’abandon pendant des décennies puis restauré, programme concerts et spectacles toute l’année. C’est le quartier le plus intéressant de la ville, et le plus agréable le soir.
La zone dorée
Quelques kilomètres au nord, la bande hôtelière classique : Playa Gaviotas et Playa Camarón, des hôtels de toutes catégories, des boutiques et des restaurants tournés vers les visiteurs. C’est là que se trouve la majorité de l’offre tout inclus.
Le nord
Au-delà, vers Cerritos et Nuevo Mazatlán, les développements récents s’étalent sur des plages plus larges et beaucoup plus tranquilles, avec un parcours de golf. Plus calme, mais il faut la voiture ou le taxi pour tout.
Le malecón
La promenade de bord de mer relie le centre historique à la zone dorée sur plusieurs kilomètres, et compte parmi les plus longues du pays. On la parcourt à pied, à vélo ou dans une pulmonía, ces petits véhicules découverts qui servent de taxis locaux et n’existent qu’ici.
Deux arrêts s’imposent en chemin. Les plongeurs de falaise s’élancent d’une plateforme de dix mètres au-dessus d’un bassin rocheux, plusieurs fois par jour, en calculant la vague. Et le phare du Cerro del Crestón, perché à cent cinquante-sept mètres sur un promontoire, se gagne par un escalier raide de trente minutes qui se termine sur une passerelle de verre suspendue au-dessus du vide.
Les îles et l’eau
Trois îles rocheuses ferment l’horizon devant la zone dorée. Celle des Cerfs se rejoint en bateau à fond transparent pour une demi-journée de plage et d’apnée. L’île de la Pierre, à dix minutes de traversier du port, n’en est pas vraiment une : c’est une longue presqu’île de cocotiers avec une plage de plusieurs kilomètres, des palapas de poisson grillé et à peu près personne en semaine.
De décembre à mars, les baleines à bosse et les baleines grises passent au large; les sorties partent de la marina. La mer, ici, reste plus fraîche que dans les Caraïbes en hiver : comptez 21 à 23 degrés en janvier et février, près de 29 en septembre.
Ce qu’on mange
Mazatlán est le premier port crevettier du Mexique, et cela se voit à table. L’aguachile, des crevettes crues marinées au jus de citron vert avec du piment serrano et du concombre, est la spécialité locale : c’est vif, cru, servi froid, et ça ne ressemble à rien d’autre. Le poisson zarandeado, ouvert en portefeuille et grillé au bois sur une grille double, se partage à plusieurs.
La ville brasse aussi la bière la plus connue du Pacifique mexicain depuis 1900, dans une usine visible depuis le port.
Le carnaval
Celui de Mazatlán est l’un des plus anciens et des plus importants du continent, avec plus d’un siècle d’existence continue. Il se tient en février, dure une semaine, et transforme complètement la ville : chars, couronnement d’une reine, combat naval pyrotechnique au-dessus de la baie, et des centaines de milliers de visiteurs. Si vous voyagez à cette période, réservez très tôt; sinon, évitez ces dates.
Le tout inclus à Mazatlán
L’offre est réelle sans être immense : quelques grands complexes dans la zone dorée et au nord, généralement à des tarifs plus bas que ceux de Cancún ou de Los Cabos à catégorie comparable. C’est l’une des destinations mexicaines les plus abordables au départ du Québec.
Comme la ville est vivante et les restaurants nombreux et bon marché, la formule en chambre seule mérite d’être comparée, surtout si vous logez près du centre historique. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus et notre dossier sur les tout inclus abordables au départ du Québec vous aideront à situer les prix.
Quand partir
De novembre à mai, le ciel reste dégagé, l’air tourne autour de 27 °C le jour et les soirées sont douces. Décembre et janvier peuvent être frais le soir : prévoyez une veste légère.
De juin à octobre, la chaleur et l’humidité montent nettement, les orages de fin de journée deviennent quotidiens et la saison cyclonique du Pacifique bat son plein. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille les fenêtres de prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Mexique, Cozumel, Guadalajara et Punta Cana ou Cancún.


