Sámara occupe une baie en fer à cheval de la péninsule de Nicoya, protégée par un récif qui court d’un cap à l’autre. Cette barrière casse la houle du Pacifique et crée une des rares plages du Costa Rica où l’on se baigne sans surveiller les courants. C’est ce qui en fait, depuis longtemps, la destination familiale de la côte pacifique.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures et demie de vol direct depuis Montréal vers Liberia (LIR), puis deux heures et demie de route.
- Le Costa Rica est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse, et une mer calme grâce au récif : c’est la meilleure baignade du Guanacaste.
- Décembre à avril pour la saison sèche. Saison verte de mai à novembre.
La baie
La plage fait un peu plus de trois kilomètres, avec du sable gris doré et des cocotiers jusqu’au bord de l’eau. Le récif, visible à marée basse, ferme la baie à quelques centaines de mètres du rivage : à l’intérieur, l’eau reste plate et peu profonde, et les enfants peuvent y jouer sans risque de courant de retour.
À l’extrémité est, l’îlot Chora se rejoint en kayak à marée basse ou en bateau, avec un fond sableux et des poissons de récif. C’est la sortie d’une demi-journée la plus simple du village.
Cinq kilomètres au sud-est, Playa Carrillo aligne une courbe parfaite de sable clair bordée de palmiers, sans construction du côté terre : la route passe derrière et la plage est restée entièrement publique. C’est l’une des plus photographiées du pays.
Le village
Sámara tient en quelques rues, dont une seule asphaltée. On y trouve des sodas, quelques restaurants de bord de mer, des écoles de surf pour débutants, des écoles d’espagnol et une école de plongée. Le rythme est lent, les prix raisonnables, et la proportion de familles costariciennes en vacances y reste élevée, ce qui n’est pas le cas partout sur cette côte.
La vague de la baie est douce et convient bien à une première leçon; les surfeurs confirmés vont plutôt à Playa Barrigona ou vers Nosara, au nord.
Autour
La réserve de Werner Sauter, sur la colline à l’est du village, protège une forêt sèche où l’on croise singes hurleurs, coatis et une avifaune abondante; deux heures de sentiers.
Le parc national de Barra Honda, à deux heures, protège un réseau de cavernes calcaires vieilles de soixante millions d’années, dont certaines se descendent avec équipement et guide. Plus au nord, Nosara et Ostional accueillent les arribadas, ces pontes massives de tortues olivâtres qui rassemblent des dizaines de milliers d’individus sur quelques nuits, principalement de juillet à décembre.
L’hébergement
Il n’y a pas de grand complexe tout inclus à Sámara. L’offre se compose de petits hôtels, de cabinas, de locations et d’une poignée d’adresses plus soignées sur les collines, presque toutes vendues sans repas.
C’est cohérent avec l’endroit : le village compte assez de restaurants pour manger différemment chaque soir à prix raisonnable. Si vous tenez à la formule tout compris, les grands complexes du Guanacaste se trouvent à deux heures et demie vers le nord; nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à comparer les deux approches.
Un mot sur les routes
La péninsule de Nicoya se parcourt sur des routes dont une partie reste en gravier, avec des passages à gué en saison des pluies. Le trajet depuis Liberia prend deux heures et demie et paraît plus long que la distance ne le laisse croire. Un véhicule surélevé est recommandé si vous comptez explorer les plages voisines par vous-même.
Quand partir
De décembre à avril, le ciel reste dégagé et l’air tourne autour de 32 °C. C’est la haute saison, mais Sámara reste nettement moins fréquentée que Tamarindo.
De mai à novembre, les averses de fin de journée reverdissent la péninsule et les prix baissent sensiblement. Septembre et octobre sont les mois les plus arrosés et une partie des commerces ferme. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Costa Rica, Playa Tambor, Puntarenas et juger le rapport qualité-prix.


