San José est une ville de plateau, à mille cent soixante-dix mètres d’altitude, entourée de montagnes et de volcans. Ce n’est pas une destination de plage et personne n’y va pour cela : c’est le point d’entrée du pays, le hub des vols intérieurs, et l’endroit où l’on comprend que le Costa Rica est d’abord un pays de forêts et de volcans, pas une carte postale balnéaire.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ six heures de vol depuis Montréal vers l’aéroport Juan-Santamaría (SJO), à vingt minutes du centre.
- Le Costa Rica est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- L’altitude tempère tout : autour de 24 °C le jour et 16 °C la nuit, toute l’année.
- Décembre à avril pour la saison sèche. De mai à novembre, les averses arrivent en fin d’après-midi.
Ce qu’il faut voir en ville
Le Théâtre national, inauguré en 1897, a été financé par une taxe que les producteurs de café se sont imposée eux-mêmes pour doter le pays d’une salle digne des tournées européennes. Marbre italien, fresques au plafond, escalier d’honneur : c’est le bâtiment le plus soigné du pays, et il se visite en journée.
Le musée de l’Or précolombien, installé sous la place de la Culture, expose près de mille six cents pièces travaillées entre 500 et 1500 de notre ère. Le musée du Jade, tout proche, présente la plus importante collection de jade précolombien des Amériques dans un bâtiment récent et bien pensé.
Le Musée national occupe une ancienne caserne dont la façade porte encore les impacts de balles de 1948, année où le pays a aboli son armée. Un jardin de papillons occupe la cour intérieure.
Pour le reste, le marché central pour manger un casado à midi, le quartier Amón pour ses maisons de caféiculteurs du début du XXe siècle, et le quartier Escalante pour les restaurants du soir.
Les volcans, à portée de journée
Le Poás, à une heure et demie, s’observe depuis une plateforme au bord d’un cratère de un kilomètre et demi de diamètre, occupé par un lac acide qui fume en permanence. L’accès est contingenté et se réserve en ligne; le sommet se couvre de nuages en milieu de matinée, il faut donc partir tôt.
L’Irazú, à une heure et demie également, culmine à trois mille quatre cent trente-deux mètres. Par temps clair, on aperçoit les deux océans depuis le sommet. Prévoyez une veste : il y fait souvent moins de dix degrés.
Entre les deux, les jardins de La Paz et leurs cinq cascades, et la vallée d’Orosi avec ses plantations de café et son église coloniale de 1743, la plus ancienne encore en usage du pays.
Le café
La vallée centrale est le berceau du café costaricien, cultivé ici depuis les années 1830. Plusieurs fincas des collines autour de la ville se visitent à la journée, de la cerise à la tasse, avec dégustation. C’est aussi l’occasion de comprendre pourquoi le pays a interdit la culture des variétés robusta pendant des décennies pour protéger sa réputation.
Comment intégrer San José à un voyage
Peu de voyageurs y passent une semaine. La formule habituelle est d’y consacrer une ou deux nuits, à l’arrivée ou avant le retour, puis de rejoindre la côte ou les volcans du nord.
C’est aussi le point de départ des vols intérieurs vers Tambor, Islita, Quepos, Drake Bay ou Tortuguero, souvent le seul moyen raisonnable d’atteindre ces destinations en peu de jours.
Il n’y a pas de complexe tout inclus à San José : l’hébergement se compose d’hôtels d’affaires, de maisons de caféiculteurs converties et de petites adresses dans les quartiers résidentiels. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus s’appliqueront à la portion balnéaire de votre séjour.
Quand partir
L’altitude rend le climat stable et doux toute l’année. De décembre à avril, le ciel reste dégagé. De mai à novembre, les matinées sont généralement claires et la pluie tombe en fin d’après-midi, une ou deux heures.
Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal replace ces périodes dans le calendrier des départs québécois.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Costa Rica, Puntarenas, Samara et notre calendrier mois par mois.


