Palm Island est un îlot de cinquante-cinq hectares au sud de l’archipel des Grenadines, à dix minutes de bateau d’Union Island. Il n’y a ni route, ni voiture, ni commerce, ni village : un seul établissement occupe l’île, cinq plages en font le tour, et le récif commence à quelques mètres du sable. C’est un format rare dans les Caraïbes, et il faut en comprendre les règles avant de réserver.
L’essentiel en quatre lignes
- Vol vers la Barbade ou Saint-Vincent, puis vol intérieur vers Union Island (UNI) et dix minutes de bateau.
- Une seule adresse sur l’île, vendue en formule tout compris : il n’y a rien d’autre à proximité.
- Dollar des Caraïbes orientales, dollar américain accepté. Une heure d’avance sur Montréal l’hiver.
- Décembre à mai pour la saison sèche et les alizés. Saison des ouragans de juin à novembre.
Comment on y arrive
C’est la partie à planifier sérieusement. Depuis Montréal, il faut d’abord rejoindre la Barbade ou Saint-Vincent, puis prendre un vol régional vers Union Island, et enfin une navette maritime de dix minutes.
Les vols intérieurs se font en petits appareils de dix à dix-neuf places, avec des limites de bagages plus strictes que sur les vols internationaux et des horaires qui changent. Prévoyez une marge confortable entre les correspondances, et acceptez qu’une nuit d’étape à la Barbade puisse être nécessaire selon vos vols. Votre conseiller construira l’enchaînement.
L’île
Elle mesure un kilomètre et demi de long. Un sentier en fait le tour en quarante minutes, entre cocotiers et amandiers-pays plantés à partir des années 1960, quand l’îlot n’était qu’un banc de sable couvert de broussailles et de moustiques. Le drainage des marais et la plantation des arbres ont transformé le lieu.
Cinq plages se partagent le pourtour. Celle de l’ouest, la plus longue, offre du sable clair, une eau plate et le coucher du soleil dans l’axe. Les autres sont plus courtes, plus venteuses et souvent désertes. Le récif est accessible à la nage depuis plusieurs d’entre elles.
Ce qu’on fait
Peu de choses, et c’est le principe. Apnée depuis le rivage, kayak, planche à pagaie, tennis, marche. Les sorties en bateau vers les îlots voisins constituent l’essentiel du programme.
Les Tobago Cays, à une trentaine de minutes de navigation, sont la sortie qui justifie le déplacement : cinq îlots inhabités derrière un récif en fer à cheval, une zone balisée où l’on nage avec des tortues vertes, et des pêcheurs qui grillent la langouste sur la plage à midi.
Mayreau, Union Island et Petit Saint-Vincent se rejoignent également en excursion à la journée.
À qui cela convient
Ce format d’île privée s’adresse au voyageur qui cherche l’isolement, le calme et la mer, et qui n’a besoin ni de choix de restaurants, ni de vie nocturne, ni d’excursions variées à portée de taxi. Une semaine ici se passe sur place.
À l’inverse, si vous aimez sortir, changer de table chaque soir et découvrir une île en la parcourant, une destination plus grande conviendra mieux. Bequia, plus au nord dans le même archipel, offre le compromis : un vrai village, des plages, des restaurants et des prix bien plus accessibles.
Le tout compris est ici une nécessité pratique plutôt qu’un choix commercial : il n’existe aucune alternative sur l’île. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus aident à vérifier ce que la formule couvre réellement, en particulier les transferts et les sorties en bateau, qui pèsent lourd dans ce type de séjour.
Quand partir
De décembre à mai, les alizés soufflent, l’air se tient autour de 29 °C et la pluie est rare : c’est la meilleure période et la haute saison.
De juin à novembre, les averses se multiplient et la saison cyclonique bat son plein; les établissements de ce type ferment souvent plusieurs semaines à la fin de l’été. Vérifiez les dates d’ouverture avant de planifier. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche St Vincent et les Grenadines, St Vincent, Bequia et juger le rapport qualité-prix.


