Puerto Vallarta a une qualité rare parmi les destinations balnéaires mexicaines : c’est une vraie ville, et elle l’était avant le tourisme. Un centre ancien aux rues pavées grimpe à flanc de Sierra Madre, une promenade de bord de mer de deux kilomètres traverse le cœur du bourg, et la jungle commence à quinze minutes des derniers immeubles. Le tout dans la baie de Banderas, l’une des plus vastes et des plus profondes des Amériques.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ six heures de vol depuis Montréal, avec des liaisons directes l’hiver vers l’aéroport de Puerto Vallarta (PVR).
- Le Jalisco est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- Aucune sargasse : la région donne sur le Pacifique.
- Novembre à mai pour la saison sèche. Saison des pluies et des cyclones de juin à octobre.
Les secteurs
La zone romantique et le vieux Vallarta
Au sud de la rivière Cuale, le quartier historique concentre les restaurants, les galeries et la plage des Muertos avec sa jetée en forme de voile. On y marche partout, on y mange à toute heure, et l’ambiance reste celle d’un quartier habité plutôt que d’une zone hôtelière. C’est aussi l’un des secteurs les plus accueillants d’Amérique latine pour la clientèle LGBTQ, une réputation bâtie depuis les années 1980.
Le centre et le malecón
La promenade longe la mer sur deux kilomètres, ponctuée de sculptures de bronze devenues des repères locaux. Derrière, l’église Notre-Dame-de-Guadalupe et sa couronne de fer forgé dominent la place centrale. Le soir, artistes de rue, vendeurs et familles s’y croisent jusqu’à tard.
La marina et la zone hôtelière nord
Plus calme, avec des complexes plus grands, un port de plaisance, un parcours de golf et l’aéroport à dix minutes. Bon compromis pour qui veut le tout inclus sans renoncer à descendre en ville en vingt minutes.
La côte sud
Passé Mismaloya, la route s’arrête à Boca de Tomatlán. Au-delà, quatre villages ne sont accessibles qu’en bateau ou à pied : Las Ánimas, Quimixto, Majahuitas et Yelapa. Pas de route, pas de voiture, une plage, quelques palapas et une cascade à vingt minutes de marche. C’est l’excursion la plus dépaysante de la région, et l’une des moins chères.
La baie et ce qu’elle contient
Les îlots rocheux de Los Arcos, à dix minutes de bateau de Mismaloya, forment un parc marin où les arches percées descendent en tombant vers un canyon sous-marin. Apnée et plongée s’y pratiquent toute l’année, avec une visibilité meilleure de novembre à mai.
Plus au nord, les îles Marietas abritent une plage cachée au fond d’un cratère ouvert sur la mer. L’accès est strictement contingenté depuis que le site a failli être détruit par la fréquentation : nombre de visiteurs plafonné, durée limitée, opérateurs autorisés seulement. Il faut réserver bien à l’avance.
De décembre à mars, les baleines à bosse viennent mettre bas dans la baie. Les sorties durent trois à quatre heures et se font en petits bateaux; la réglementation impose une distance minimale, mais les animaux s’approchent souvent d’eux-mêmes.
Derrière la ville, la sierra
La Sierra Madre occidentale tombe directement dans la mer, ce qui donne à Puerto Vallarta son relief et sa végétation. Les canyons de la rivière Cuale et de Los Horcones se parcourent en tyrolienne, à cheval ou en véhicule tout-terrain. Les plantations de café et d’agave de l’arrière-pays se visitent à la journée, avec dégustation de raicilla, l’eau-de-vie d’agave locale, longtemps clandestine et aujourd’hui protégée par une appellation.
Le tout inclus à Puerto Vallarta
La formule est bien implantée dans la zone hôtelière nord, à la marina et de l’autre côté de la rivière Ameca, à Nuevo Vallarta, déjà dans l’État de Nayarit. Le choix va du grand complexe familial à l’établissement réservé aux adultes.
Une particularité locale mérite d’être soulignée : contrairement à Cancún, la ville offre une scène de restaurants suffisamment riche pour qu’un séjour en chambre seule ait du sens. Si vous comptez souper dehors plusieurs soirs, faites le calcul. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus et notre dossier sur le rapport qualité-prix vous aideront à trancher.
Quand partir
De novembre à mai, le ciel reste dégagé, l’air tourne autour de 28 °C et l’humidité est basse. C’est la saison des baleines, la haute saison touristique, et la meilleure période pour marcher en ville.
De juin à octobre, la chaleur et l’humidité montent fortement, les orages de fin de journée deviennent quotidiens et la végétation explose. Les prix chutent en conséquence. La baie, orientée plein ouest et protégée par ses caps, subit rarement des impacts cycloniques directs, sans y être immunisée. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille les fenêtres de prix.
L’eau de la baie reste plus chaude qu’à Los Cabos : environ 24 degrés en février, près de 29 en septembre.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Mexique, Huatulco, Isla Holbox et le point sur les sargasses.


