Le Belize est un pays d’Amérique centrale qui parle anglais, une anomalie héritée du Honduras britannique. Il tient sur un territoire à peine plus grand que la Gaspésie et il aligne pourtant la deuxième plus grande barrière de corail du monde, des cités mayas dans la jungle et des cayes où l’on vit pieds nus.
L’essentiel en quatre lignes
Ce qu’on vient y faire : plonger sur la barrière de corail, visiter des sites mayas, dormir sur une caye.
Meilleure période : de décembre à mai, pendant la saison sèche. Les pluies vont de mai à novembre.
Formalités : passeport canadien valide au moins six mois après la date prévue de départ, aucun visa pour moins de trente jours, déclaration en ligne iDeclare à remplir avant le départ et avant le retour.
Langue : l’anglais est officiel, le créole bélizien est la langue de tous les jours.
Où aller
Les cayes : Ambergris Caye et Caye Caulker
C’est le Belize balnéaire. San Pedro, sur Ambergris Caye, se déplace en voiturette de golf. Caye Caulker, plus petite et plus décontractée, affiche à l’entrée du village la devise « go slow » et l’applique. Les deux se rejoignent en bateau rapide ou en petit avion depuis Belize City.
La barrière de corail et le Grand Trou bleu
La barrière méso-américaine longe toute la côte. Le Grand Trou bleu, un gouffre circulaire de trois cents mètres de diamètre, se plonge à partir d’Ambergris Caye : c’est une longue journée en bateau et une plongée réservée aux certifiés. Pour le simple tuba, Hol Chan et Shark Ray Alley sont à quinze minutes de San Pedro.
L’intérieur : Cayo et les sites mayas
San Ignacio sert de base pour Xunantunich, Caracol et les grottes d’Actun Tunichil Muknal, où l’on marche et nage dans une rivière souterraine jusqu’à une chambre funéraire maya. C’est l’excursion la plus marquante du pays et elle n’est pas pour tout le monde.
Quand partir
La saison sèche court de décembre à mai. C’est la période de départ du Québec et la seule où l’intérieur du pays est facilement praticable.
La saison des pluies va de mai à novembre et amène des inondations saisonnières. La saison des ouragans s’étend du début de juin à la fin de novembre. Le Belize a été frappé sérieusement par le passé, et sa côte est basse.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide au moins six mois après la date prévue de votre départ du Belize.
Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique de moins de trente jours. Dépasser cette durée sans autorisation expose à une amende ou à une expulsion, alors si vous prévoyez rester plus longtemps, réglez-le avant de partir.
La déclaration en ligne iDeclare doit être remplie avant le vol aller et avant le vol retour.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
Le dollar bélizien est arrimé au dollar américain à deux pour un, taux fixe. Les deux circulent partout et le calcul se fait de tête.
Se déplacer
Les distances sont courtes mais les liaisons prennent du temps. Belize City n’est pas une destination : la plupart des voyageurs enchaînent directement vers les cayes en bateau ou en vol intérieur de quinze minutes. Pour l’intérieur, la route est correcte jusqu’à San Ignacio.
Le budget
Le Belize coûte plus cher que le Guatemala ou le Honduras voisins, parce que tout arrive par bateau et parce que la clientèle est majoritairement nord-américaine. Ce n’est pas une destination de tout inclus à bas prix, et il n’y en a d’ailleurs presque pas.
À qui le Belize convient
Aux plongeurs et aux adeptes de tuba, sans hésitation. Aux voyageurs qui veulent combiner jungle et mer dans un même séjour de dix jours. À qui aime l’idée d’un pays où l’on parle anglais et où l’on peut tout organiser soi-même.
Moins bien à qui cherche une semaine de complexe tout inclus au bord d’une longue plage. Les plages béliziennes sont étroites et souvent bordées d’herbiers marins : la vraie beauté du pays est sous l’eau, pas sur le sable.
Pour préparer ce séjour, voir aussi juger le rapport qualité-prix et la section Sud tout inclus.


