Le Panama est le seul pays où l’on peut voir passer un porte-conteneurs de trois cents mètres le matin et se baigner dans le Pacifique l’après-midi. C’est un pays étroit, quatre-vingts kilomètres d’un océan à l’autre au point le plus resserré, et cette géométrie change tout : rien n’est loin.
L’essentiel en quatre lignes
Où aller : Playa Blanca pour le tout inclus, Panama City pour le canal et la vieille ville, Gamboa pour la jungle, Colón pour l’entrée atlantique du canal.
Meilleure période : de décembre à avril, pendant la saison sèche. Les pluies vont d’avril à décembre.
Formalités : passeport canadien valide au moins trois mois après la date prévue de départ, aucun visa jusqu’à cent quatre-vingts jours.
À prévoir : l’équivalent de cinq cents dollars américains en argent comptant ou une carte de crédit valide peut être exigé à l’entrée.
Où aller
Playa Blanca et la côte pacifique
À environ deux heures de route de la capitale, c’est là que se trouvent la plupart des complexes tout inclus du pays. Une longue plage ouverte sur le Pacifique, du sable plus foncé que dans les Caraïbes, une houle présente. C’est le secteur qui ressemble le plus à ce qu’un Québécois attend d’un séjour dans le Sud.
Panama City
Une ligne de tours de verre qui surprend, et juste à côté le Casco Viejo, quartier colonial inscrit au patrimoine mondial, avec ses places et ses toits-terrasses. Les écluses de Miraflores sont à vingt minutes : on y voit les navires monter et descendre, et l’échelle de la chose ne se rend pas en photo.
Gamboa et la jungle
Au cœur du parc national de Soberanía, là où le canal traverse la forêt. Singes hurleurs, paresseux, toucans, et le lac Gatún à la porte de l’hôtel. C’est l’un des rares endroits au monde où la jungle primaire est à quarante minutes d’une capitale.
Colón
L’entrée caraïbe du canal et la plus vaste zone franche des Amériques. C’est une ville portuaire de travail, pas une station balnéaire. On y passe pour les écluses de Gatún et pour embarquer, rarement pour y dormir.
Quand partir
La saison sèche va de décembre à avril. C’est la période où l’on part du Québec, et c’est la bonne.
La saison des pluies s’étend d’avril à décembre. Elle amène des inondations saisonnières qui peuvent couper des routes. Le pays se trouve sous la ceinture habituelle des ouragans, ce qui lui vaut d’être rarement touché directement, mais les pluies de septembre et d’octobre sont sérieuses.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide au moins trois mois après la date prévue de votre départ du Panama. C’est plus exigeant que la plupart des destinations de la région, et c’est le genre de détail qui fait rater un vol.
Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique de cent quatre-vingts jours ou moins. Les douanes peuvent demander un billet de sortie, une preuve de fonds suffisants, et l’équivalent de cinq cents dollars américains en comptant ou sur carte de crédit. Vos données biométriques sont enregistrées à l’arrivée.
Assurez-vous d’obtenir le tampon d’entrée : son absence entraîne une amende élevée au départ.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
Le Panama utilise le dollar américain comme monnaie courante, sous le nom local de balboa pour les pièces. Vous n’avez donc aucun change à faire, ce qui simplifie tout le séjour.
Le canal
Miraflores, côté pacifique, est le point d’observation le plus accessible depuis la capitale. Les nouvelles écluses d’Agua Clara, côté caraïbe, montrent les plus gros navires. Renseignez-vous sur les heures de passage : sans navire, un mur de béton reste un mur de béton.
Se déplacer
La route panaméricaine relie la capitale à Playa Blanca en environ deux heures. Les transferts sont compris dans les forfaits. Le métro de Panama City est propre et rapide, ce qui surprend toujours.
À qui le Panama convient
Au voyageur qui veut une semaine de plage avec deux ou trois journées qui valent la peine d’être racontées. Aux amateurs d’oiseaux, parce que le pays en compte plus de neuf cents espèces. À qui a déjà fait Cuba, le Mexique et la République dominicaine et cherche autre chose sans traverser un océan.
Moins bien à qui veut uniquement une mer turquoise et plate. Le Pacifique panaméen est beau, mais il n’a pas la carte postale des Caraïbes. Pour ça, il faut aller vers l’archipel de San Blas, qui se voyage autrement.
Pour préparer ce séjour, voir aussi Colon, Gamboa, Panama City, notre calendrier mois par mois et la section Sud tout inclus.


