Ce navire n'appartient pas à HX
C'est la première chose à savoir, et elle change la façon de comparer. Le
MS Santa Cruz II appartient à Metropolitan Touring, un armateur équatorien. Il
bat pavillon de l'Équateur, son port d'attache est Guayaquil, et HX l'affrété
depuis juin 2021 ; le premier départ sous ses couleurs date du 5 janvier 2022.
L'affrètement a été prolongé jusqu'en 2029, annonce le 8 décembre 2025.
Conséquence directe : le propriétaire vend le même navire sous sa propre
marque, avec ses propres itinéraires et ses propres départs. Vous trouverez
donc la même coque, les mêmes cabines et les mêmes guides sous deux enseignes.
Ce n'est ni une erreur ni un piège, c'est la structure du marché des Galapagos,
ou presque tous les navires sont exploités par des sociétés équatoriennes.
Mieux vaut le savoir avant de tomber dessus.
Cette fiche porte trois cent cinquante-six dates de départ, soit plus de la
moitié de tout ce que la flotte vend chez nous. La plus grosse part de
l'inventaire HX repose donc sur une coque que la compagnie ne possède pas.
Le navire
Construit en 2002 au chantier ASENAV de Valdivia, au Chili, sous le nom de
Mare Australis, il mesure soixante et onze mètres. Cinquante cabines,
dont trois suites Darwin, quatre-vingt-dix voyageurs, une cinquantaine de
membres d'équipage, cinq ponts. Une refonte complète en 2021 a refait toutes
les cabines et les aires communes et ajoute un espace scientifique.
Quatre guides naturalistes accompagnent les sorties, ce qui donne des
groupes d'une douzaine de voyageurs par guide. Aux Galapagos ce chiffre compte
plus que la taille du navire : le parc national impose les groupes, les
sentiers et les horaires, et c'est le guide qui fait la différence entre une
marché et une leçon de biologie.
Ce qui est compris, et ce que le transporteur en dit
Il faut être précis ici, parce que la compagnie ne l'est pas. En mars 2024,
elle a annoncé le tout compris sur toute sa flotte à partir de novembre de la
même année. Sa page du MS Santa Cruz II annonce aujourd'hui les excursions
quotidiennes, le centre scientifique, les repas, les pourboires et les
boissons, avec un astérisque dont la note n'apparaît nulle part sur la page.
Sa propre foire aux questions, elle, réserve les pourboires aux occupants de
suite et décrit la plupart des excursions comme optionnelles, à réserver à
part. Ses conditions générales excluent les boissons haut de gamme, sauf en
suite.
Trois textes, trois versions. Nous ne promettons donc rien à sa place. Ce
qui est stable d'un texte à l'autre : la pension complète, les boissons
maison au repas du midi et au dîner, le the et le café toute la journée. Ce
qui ne l'est pas : les pourboires, les excursions, les boissons haut de gamme
et le Wi-Fi, annonce gratuit mais limite, avec des forfaits payants au-delà.
Demandez la liste écrite pour le départ que vous retenez : c'est la seule
façon de savoir.
Accessibilité : ce que le transporteur écrit
Les navires sont déclarés accessibles en fauteuil roulant, avec des
conditions. Le voyageur apporte son propre fauteuil, et sa largeur ne doit pas
dépasser soixante centimètres. Le transporteur écrit aussi qu'il faut être
assez agile pour monter dans les embarcations pneumatiques : c'est par là que
se font les débarquements en expédition, pas par une passerelle. Un client
qui a besoin d'aide pour ce transfert doit le savoir avant de réserver, pas au
moment de descendre.
Les bottes de caoutchouc sont fournies là où elles sont obligatoires, en
Antarctique, au Svalbard et dans l'est du Groenland. Les chaussures de marché
ne le sont pas. Pour l'Antarctique, un formulaire médical doit être rempli six
semaines avant le départ. L'âge minimum est de cinq ans pour l'Antarctique et
les Galapagos, et la participation des moins de douze ans aux débarquements
reste à la discrétion du capitaine. Aucun voyage n'est possible pour une
personne qui atteindra vingt-quatre semaines de grossesse d'ici la fin du
voyage.
Ailleurs dans la flotte
Le contraste avec le reste de la flotte d'expédition est complet :
le MS Fram et le
MS Fridtjof Nansen sont des navires polaires
appartenant à la compagnie, très loin de l'Équateur. La
ligne côtière norvégienne du même groupe d'origine
travaille encore autrement.
Réserver depuis le Québec
Le contrat pour les départs vendus en Amérique se signe avec HX US Inc, une
société du Delaware. Il relève du droit anglais et désigne les tribunaux
d'Angleterre à l'exclusion de tout autre. Aucune clause d'arbitrage n'y
figure, et aucune renonciation aux recours collectifs non plus, ce qui vaut
mieux pour vous que la formule d'autres croisiéristes. Les délais sont courts :
deux ans pour une réclamation en dommage corporel, en décès ou en bagages, un
an pour tout le reste. Hors escale américaine, la responsabilité est plafonnée
par la convention d'Athènes ; pour le reste, elle est plafonnée à trois fois le
prix total de la réservation.
Le transporteur se réserve aussi le droit de modifier la route, de changer
les débarquements, de substituer un navire où d'annuler pour cas de force
majeure. En expédition, ce n'est pas une clause de style : la glace et le vent
décident souvent de la journée.
Rien n'établit de permis québécois pour ce transporteur. Votre protection
vient d'ici : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la protection
du consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie et votre
départ est couvert par le Fonds d'indemnisation des clients des agents de
voyages.