Pocinho Portugal

531 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Emerald Waterways (129 Croisières)

Emerald Radiance.

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Scenic Cruises (216 Croisières)

Scenic Azure.

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96 Passagers
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Tauck Cruises (60 Croisières)

ms Andorinha.

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120 Passagers
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Uniworld Boutique River Cruise (126 Croisières)

S.S. São Gabriel.

S.S. São Gabriel

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Passé la dernière écluse, le fleuve ne mène plus nulle part, et c'est précisément là que commence l'essentiel. Pocinho marque le terminus de la navigation sur le Douro : en amont, la vallée se resserre vers l'Espagne, trop étroite et trop sauvage pour les navires. Les croisières viennent y toucher le bout du monde portugais, un pays de schiste, d'amandiers et de gravures vieilles de plus de vingt mille ans.

Le Douro supérieur, l'autre visage de la vallée

Ici, plus de foule ni de grands chais ouverts aux autocars. Le haut pays déroule un paysage plus âpre que celui de Pinhão ou de Régua : des pentes de roche sombre, des oliveraies, des amandiers qui, à la fin de l'hiver, couvrent les coteaux d'une neige de fleurs blanches et roses. Le silence y a une densité particulière. Depuis le pont du navire, on regarde ce décor minéral en se demandant comment des hommes ont pu y vivre ; la réponse attend à quelques kilomètres, et elle a vingt millénaires.

Un hameau au bout des rails

Pocinho même est un hameau discret, groupé autour de son barrage et de sa gare, terminus actuel de la ligne ferroviaire du Douro qui descend jusqu'à Porto. Quelques maisons, un café, le quai : l'endroit se parcourt en un quart d'heure et vaut surtout pour son atmosphère de fin de ligne, où le temps semble suspendu entre deux trains. Les amateurs de chemin de fer noteront que cette voie, accrochée à la rive sur des kilomètres, compte parmi les plus beaux parcours ferroviaires d'Europe. La plupart des passagers embarquent ici dans les autocars d'excursion, et ils ont raison.

La vallée du Côa, musée à ciel ouvert

Un court trajet mène à Vila Nova de Foz Côa et à l'un des sites majeurs de la préhistoire européenne. Dans les années 1990, la construction d'un barrage sur la rivière Côa révéla des milliers de gravures rupestres à l'air libre : chevaux, aurochs, cerfs et bouquetins incisés dans le schiste par des chasseurs du paléolithique, il y a plus de vingt mille ans. La découverte souleva une mobilisation nationale, le barrage fut abandonné, et la vallée entière rejoignit le patrimoine mondial de l'UNESCO. Des visites guidées en véhicule tout-terrain conduisent aux panneaux gravés ; voir ces silhouettes animales sous la lumière rasante, exactement là où une main les traça, procure un frisson que peu de musées égalent.

Le musée du Côa

Au sommet de l'escarpement qui domine la rencontre du Côa et du Douro, un long bâtiment de béton couleur de schiste s'intègre au paysage comme une strate supplémentaire. Le musée du Côa met en contexte les gravures, explique les techniques des artistes paléolithiques et raconte le combat citoyen qui sauva ces gorges. Ses terrasses dominent d'un seul regard les deux vallées confluentes ; par beau temps, on reste là longtemps, à mesurer la profondeur du temps humain.

Saveurs du bout du fleuve

La région vit de l'olive, de l'amande et de la vigne. Plusieurs excursions ajoutent une halte gourmande : huile d'olive pressée localement, amandes grillées, vins charpentés de l'amont servis dans de petites quintas familiales où le propriétaire verse lui-même. En saison, les amandes fraîches se vendent au bord des routes, et le miel de fleurs sauvages complète les paniers gourmands. L'accueil, moins rodé que dans les grands domaines de l'aval, gagne en chaleur ce qu'il perd en chorégraphie.

Faire demi-tour, à regret

Le navire repart vers l'aval, puisqu'il n'existe pas d'autre chemin. Sur le pont, les passagers regardent s'éloigner ce paysage rude qui cache si bien ses trésors : des chevaux gravés avant l'invention de l'écriture, des amandiers têtus, un fleuve qui refuse d'aller plus loin. Pocinho n'est pas une escale que l'on coche ; c'est une escale que l'on médite, longtemps après que la dernière écluse s'est refermée.