Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis le Québec
Il y a des voyages qu'on fait pour voir des choses. Et il y a des voyages qu'on fait pour comprendre quelque chose — sur soi-même, sur ce qu'on veut, sur ce qui reste quand on enlève l'agenda, les responsabilités et les habitudes de trente ans. Le Camino de Santiago est de la deuxième catégorie. Ce n'est pas un voyage touristique. Ce n'est pas une randonnée sportive, même si les ampoules et les douleurs aux genoux sont bien réelles. C'est un voyage à pied de plusieurs semaines à travers l'Espagne, seul ou avec des inconnus qui deviennent autre chose au fil des étapes, vers une cathédrale dans le coin nord-ouest du continent européen — et ce qui arrive pendant ce voyage n'est pas ce qu'on avait prévu.


