Rockland ME Maine

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American Cruise Lines (27 Croisières)

American Pioneer

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Il existe à Rockland une promenade qui ne ressemble à aucune autre : près d'un kilomètre et demi de blocs de granit posés sur la mer, en ligne droite jusqu'à un phare de brique rouge. Marcher le brise-lames, en équilibre entre la baie de Penobscot et le large, donne le ton de cette escale du Midcoast, dans le Maine : de l'air salin, de la pierre, des voiliers, et une ville qui a su troquer ses usines de poisson contre des galeries d'art sans rien renier de ses origines ouvrières.

Arriver par la mer

Les grands navires jettent l'ancre dans la rade et débarquent leurs passagers en navette au Public Landing, à deux pas de Main Street; les petites unités s'amarrent directement au quai. La baie de Penobscot, semée d'îles et de voiles, appartient aux plus beaux plans d'eau de la côte atlantique, et Rockland en est la capitale officieuse : la flotte de grands voiliers traditionnels du Maine, les windjammers, y a son port d'attache et croise tout l'été entre les archipels.

Trois générations de Wyeth

La surprise de Rockland tient dans un musée d'une qualité rare pour une localité de cette taille. Le Farnsworth Art Museum consacre ses salles à l'art américain et, surtout, à la dynastie Wyeth : N.C. l'illustrateur épique, Andrew le peintre des solitudes rurales, Jamie le portraitiste. Le Wyeth Center occupe une ancienne église voisine, et la collection dialogue constamment avec les paysages du Maine qu'on vient de traverser en mer. Comptez une heure trente, davantage si la peinture américaine vous parle. Tout près, le Center for Maine Contemporary Art ajoute une note résolument actuelle derrière sa façade de verre ondulé.

Main Street, entre lentilles et homards

La rue principale s'étire parallèlement au port, bordée de façades de brique où alternent galeries, librairies, cafés et comptoirs de crème glacée. Le Maine Lighthouse Museum y expose la plus importante collection de lentilles de Fresnel du pays, joyaux d'optique aux reflets d'arc-en-ciel qui équipaient les phares de toute la côte. Rockland se proclame par ailleurs capitale du homard, et le titre se vérifie à table : cabanes du quai ou bistros primés, chacun sert sa version de la guédille, généreuse et fraîche du matin. Début août, le Maine Lobster Festival transforme le front de mer en immense cuisine à ciel ouvert.

Le brise-lames, pas à pas

Au nord du port, l'accès au Rockland Breakwater se fait par le parc de Jameson Point. La construction de cet ouvrage colossal, achevée au tournant du XXe siècle, engloutit des centaines de milliers de tonnes de granit; le phare, lui, veille depuis 1902. L'aller-retour demande une bonne heure, par mer calme de préférence : les blocs sont larges mais irréguliers, et les jours de houle, les embruns balaient la crête. La récompense : une vue imprenable sur les toits de Rockland, les collines de Camden au loin et le ballet des voiliers rentrant au mouillage.

L'escale en pratique

  • Public Landing au centre-ville : commerces et musées à moins de 10 minutes à pied.
  • Brise-lames : environ 2 km du centre; taxi ou marche côtière par Samoset Road.
  • Farnsworth et Lighthouse Museum : billets sur place, tous deux sur ou près de Main Street.
  • Les excursions proposent souvent Camden et son mont Battie, à 13 km au nord.

En reprenant la mer, le phare du brise-lames défile une dernière fois à tribord, et les windjammers inclinent leurs mâts dans le soir. Rockland démontre qu'une ville de pêche peut devenir ville d'art sans se déguiser, et cette sincérité-là, comme la lumière de la baie de Penobscot, accompagne le voyageur bien après la sortie de la rade.

Questions fréquentes

Ça dépend de sa taille. Les grands navires jettent l’ancre dans la rade et débarquent leurs passagers en navette au Public Landing, à deux pas de Main Street; les petites unités s’amarrent directement au quai.
Oui. Depuis le Public Landing, commerces et musées se trouvent à moins de dix minutes de marche. Seul le brise-lames, à environ 2 km, demande un taxi ou une marche côtière par Samoset Road.
Comptez une heure trente pour le Farnsworth Art Museum, une flânerie sur Main Street avec un arrêt au Maine Lighthouse Museum, puis une guédille au homard sur le quai. Si la mer est calme, remplacez le musée par l’aller-retour sur le brise-lames.
Près d’un kilomètre et demi de blocs de granit posés sur la mer, en ligne droite jusqu’à un phare de brique rouge qui veille depuis 1902. L’accès se fait par le parc de Jameson Point et l’aller-retour demande une bonne heure.
Pas toujours. Les blocs sont larges mais irréguliers, et les jours de houle les embruns balaient la crête : privilégiez une mer calme et des chaussures sûres. La récompense est une vue imprenable sur les toits de Rockland et les collines de Camden.
De l’art américain et, surtout, la dynastie Wyeth : N.C. l’illustrateur épique, Andrew le peintre des solitudes rurales, Jamie le portraitiste. Le Wyeth Center occupe une ancienne église voisine, et la collection dialogue constamment avec les paysages du Maine traversés en mer.
Parce que le titre se vérifie à table : cabanes du quai ou bistros primés, chacun sert sa version de la guédille, généreuse et fraîche du matin. Début août, le Maine Lobster Festival transforme le front de mer en immense cuisine à ciel ouvert.
La flotte de grands voiliers traditionnels du Maine, qui a son port d’attache dans la baie de Penobscot et croise tout l’été entre les archipels. Les voir rentrer au mouillage en fin de journée fait partie du spectacle de l’escale.
Le dollar américain et l’anglais. Les cartes de crédit passent partout et le pourboire au restaurant se situe entre 15 et 20 %.
De juin à octobre. Juillet et août donnent la baie de Penobscot dans toute sa lumière et la saison des windjammers; septembre et octobre offrent les couleurs du Midcoast avec moins de monde sur Main Street.