Eastport ME Moose Island Maine

48 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Holland America Line (15 Croisières)

Deux fois par jour, la mer monte et descend ici de plus de cinq mètres, découvrant des quais perchés sur leurs pilotis comme des échassiers. Eastport, la municipalité la plus à l'est des États-Unis, occupe l'île Moose, dans la baie de Passamaquoddy, face aux côtes du Nouveau-Brunswick. Son mouillage naturel figure parmi les plus profonds de la côte atlantique américaine, si bien que les navires accostent au cœur même de la localité, à quelques pas de la rue principale. On débarque dans un bout du monde qui fut, il y a un siècle, l'une des capitales de la sardine en Amérique.

Une rue principale face au Canada

Water Street longe le rivage avec ses édifices de brique du dix-neuvième siècle, hérités de l'époque où des dizaines de conserveries emballaient ici le poisson des flottilles. Galeries d'art, ateliers d'artisans, cafés et boutiques d'antiquités occupent aujourd'hui ces murs chargés, et des fresques rappellent le passé ouvrier du front de mer. Depuis le brise-lames municipal, la vue porte sur l'île Campobello et les eaux canadiennes : les traversiers et les bateaux de pêche font la navette entre deux pays qui se regardent ici à portée de voix. Ne manquez pas la statue de pêcheur qui veille sur le quai, devenue l'emblème des lieux.

Old Sow, le monstre qui tourne

Au large de la pointe nord tourbillonne Old Sow, le plus grand vortex de marée de l'hémisphère occidental. Le phénomène naît de la rencontre entre les courants colossaux de la baie de Fundy et les fonds accidentés du chenal ; son nom viendrait des grognements de truie que produisent parfois ses remous. Des sorties en bateau permettent d'approcher prudemment cette curiosité aux heures de courant fort, entre les phoques qui chassent dans les remous et les pygargues postés sur les îlots. Le spectacle de l'eau qui bouillonne sans vent ni vague reste difficile à décrire et impossible à oublier de sitôt.

Baleines au rendez-vous

Les mêmes eaux froides et riches attirent de mai à octobre petits rorquals et rorquals à bosse, avec des observations occasionnelles de la baleine noire de l'Atlantique Nord, l'un des grands mammifères les plus menacés de la planète. Les excursions partent directement du front de mer et croisent en chemin phoques, marsouins et colonies d'oiseaux marins. Même sans sortie en mer, la terrasse d'un café face au large réserve parfois la surprise d'un souffle au loin.

Marcher jusqu'aux falaises

À quelques minutes du centre, le parc d'État de Shackford Head déploie ses sentiers en boucle vers un promontoire rocheux qui domine la baie de Cobscook. La marche, facile et bien balisée, traverse bois de conifères et petites plages de galets avant d'atteindre des points de vue où les ornithologues s'attardent longuement. Selon la saison, on y observe eiders, guillemots et rapaces, avec les collines du Canada en toile de fond.

À savoir avant de descendre

  • Tout le centre se parcourt à pied ; les excursions maritimes partent du quai principal.
  • Le brouillard fait partie du décor : une couche chaude rend service même en été.
  • Les amateurs de festivals viseront début septembre, quand la localité se transforme en repaire de pirates le temps d'une fin de semaine.

Le bout de la carte

Eastport cultive sans se forcer le caractère des confins : marées démesurées, tourbillon légendaire, frontière liquide et lumière d'estuaire. On y passe quelques heures avec l'impression d'avoir atteint un angle du continent que peu de voyageurs cochent sur leur carte. Au départ, une fois les dernières bouées franchies, il flotte un sentiment étrange et plaisant : celui d'avoir vu l'Amérique commencer, ou finir, selon le sens où l'on regarde.

Questions fréquentes

Au cœur même de la localité, à quelques pas de la rue principale. Le mouillage naturel d'Eastport figure parmi les plus profonds de la côte atlantique américaine, ce qui permet aux navires de s'amarrer en plein bourg.
C'est la municipalité la plus à l'est des États-Unis, installée sur l'île Moose, dans la baie de Passamaquoddy, face aux côtes du Nouveau-Brunswick. La marée y monte et descend de plus de cinq mètres deux fois par jour.
Une flânerie sur Water Street entre galeries, ateliers d'artisans et cafés, un arrêt au brise-lames municipal pour la vue sur le Canada, puis une sortie en mer vers Old Sow ou les baleines.
Le plus grand vortex de marée de l'hémisphère occidental, au large de la pointe nord. Il naît de la rencontre entre les courants de la baie de Fundy et les fonds accidentés du chenal; son nom viendrait des grognements de truie que produisent ses remous.
Oui, prudemment, lors de sorties en bateau organisées aux heures de courant fort. Le spectacle de l'eau qui bouillonne sans vent ni vague reste difficile à décrire et difficile à oublier.
Oui, de mai à octobre : petits rorquals et rorquals à bosse fréquentent ces eaux froides et riches, avec des observations occasionnelles de la baleine noire de l'Atlantique Nord, l'un des grands mammifères les plus menacés de la planète.
Des dizaines de conserveries : la ville fut il y a un siècle l'une des capitales de la sardine en Amérique. Water Street garde ses édifices de brique du dix-neuvième siècle, et des fresques rappellent ce passé ouvrier.
Oui, au parc d'État de Shackford Head, à quelques minutes du centre. Ses sentiers en boucle, faciles et bien balisés, mènent à un promontoire rocheux dominant la baie de Cobscook, avec les collines du Canada en toile de fond.
Le dollar américain et l'anglais, même si le Nouveau-Brunswick est juste en face. Les cartes passent dans les commerces; gardez du comptant pour les ateliers d'artisans.
Une couche chaude, même en été : le brouillard fait partie du décor et l'air de l'estuaire reste frais. Les amateurs de festivals viseront le début septembre, quand la localité se transforme en repaire de pirates le temps d'une fin de semaine.