St Kilda Islands Scotland Outer Hebrides
United Kingdom

38 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Seabourn Cruise Line (25 Croisières)

Une rue court encore le long de la baie, avec ses maisons de pierre alignées face à la mer. Mais plus personne n'y habite depuis un matin d'août 1930, quand les 36 derniers habitants de Hirta ont embarqué, laissant la Bible ouverte sur la table et un peu d'avoine dans chaque maison. St Kilda, à 65 kilomètres à l'ouest des Hébrides extérieures, demeure l'archipel le plus isolé des îles Britanniques : un lieu qui se gagne, jamais ne se visite en passant.

Un double trésor mondial

L'UNESCO a inscrit l'archipel au patrimoine mondial à double titre, pour sa nature comme pour sa culture : une distinction rare, unique en Écosse. Deux mille ans durant, une communauté a survécu ici de l'oiseau de mer, escaladant pieds nus des parois vertigineuses pour récolter œufs, plumes et oiseaux. Les centaines de cleitean, ces curieuses huttes de pierre sèche qui constellent les pentes, servaient à sécher et entreposer les provisions. Elles parsèment encore l'île comme autant de bornes d'une civilisation disparue.

Débarquer à Village Bay

Quand la houle le permet, les zodiacs déposent les passagers au petit débarcadère de Village Bay, sur Hirta, l'île principale. La rangée de maisons du dix-neuvième siècle, en partie restaurée par le National Trust for Scotland, se longe en silence; un minuscule musée occupe l'une d'elles, et le cimetière rassemble les générations d'une communauté qui n'a jamais dépassé deux cents âmes. Chaque matin, les hommes se réunissaient au milieu de la rue pour répartir les tâches du jour : ce « parlement de St Kilda », sans chef ni vote, fascina les premiers visiteurs victoriens. Les moutons de Soay, race primitive laissée sur place, broutent entre les ruines. Autour, les pentes grimpent vers Conachair, dont les falaises, parmi les plus hautes des îles Britanniques, tombent de plus de 400 mètres dans la mer.

La citadelle des fous de Bassan

Au large de Hirta, les pitons de Stac Lee et Stac an Armin jaillissent de l'océan près de l'île de Boreray, blanchis par l'une des plus grandes colonies de fous de Bassan au monde : environ 60 000 couples nicheurs. À l'approche des coques, l'air s'emplit d'un tourbillon d'ailes; près d'un million d'oiseaux de mer fréquentent l'archipel en saison, des macareux aux fulmars en passant par les grands labbes. Même sans débarquer, la navigation lente autour de ces tours de basalte compte parmi les grands moments d'une croisière écossaise.

Une île, deux mondes

La présence d'une petite station radar rappelle que Hirta n'est pas tout à fait déserte : quelques techniciens et les équipes du Trust s'y relaient à la belle saison. Ce voisinage n'enlève rien à l'impression dominante, celle d'un bout du monde rendu aux oiseaux, au vent et à la mémoire. Le troglodyte de St Kilda, sous-espèce propre à l'archipel, chante dans les murets; les phoques patrouillent la baie. Chaque heure passée à terre semble compter double.

L'essentiel

ÉlémentÀ savoir
SituationÀ 65 km à l'ouest des Hébrides extérieures
DébarquementEn zodiac à Village Bay, selon la houle; jamais garanti
À voir à terreLa rue du village, les cleitean, le petit musée
En merStac Lee et Boreray, immense colonie d'oiseaux plongeurs
StatutPatrimoine mondial UNESCO, double inscription nature et culture

Ce qui reste quand on repart

Le navire s'éloigne et les stacs redeviennent des silhouettes, puis des ombres. Restent la rue vide au bord de la baie, les cris tournoyants de la colonie et cette question qui accompagne longtemps le voyageur : comment vécut-on ici, deux millénaires, du seul don de la mer? St Kilda n'offre pas de réponse. Elle offre mieux : le frisson de la poser.

Questions fréquentes

À Village Bay, sur Hirta, l'île principale, quand la houle le permet. Les zodiacs déposent les passagers à un petit débarcadère; il n'existe aucun quai. L'archipel se trouve à 65 kilomètres à l'ouest des Hébrides extérieures, en pleine mer, et le débarquement n'est jamais garanti.
Parce que l'UNESCO l'a inscrite à double titre, pour sa nature comme pour sa culture : une distinction rare et unique en Écosse. Deux mille ans durant, une communauté y a survécu de l'oiseau de mer, escaladant pieds nus des parois vertigineuses pour récolter œufs, plumes et oiseaux.
Plus depuis un matin d'août 1930, quand les 36 derniers habitants de Hirta ont embarqué en laissant la Bible ouverte sur la table et un peu d'avoine dans chaque maison. Une petite station radar et les équipes du National Trust for Scotland occupent aujourd'hui les lieux à la belle saison.
La rangée de maisons du dix-neuvième siècle, en partie restaurée, qui se longe en silence. Un minuscule musée occupe l'une d'elles, et le cimetière rassemble les générations d'une communauté qui n'a jamais dépassé deux cents âmes. Les moutons de Soay, race primitive laissée sur place, broutent entre les ruines.
Des huttes de pierre sèche, par centaines, qui constellent les pentes de l'archipel. Elles servaient à sécher et à entreposer les provisions, oiseaux et tourbe compris. Elles parsèment encore l'île comme autant de bornes d'une civilisation disparue.
Une réunion quotidienne, sans chef ni vote : chaque matin, les hommes se rassemblaient au milieu de la rue du village pour répartir les tâches du jour. Cette forme d'organisation fascina les premiers visiteurs victoriens et reste l'un des récits les plus racontés de l'archipel.
Sur les pitons de Stac Lee et Stac an Armin, près de l'île de Boreray, au large de Hirta. Ils abritent environ 60 000 couples nicheurs, l'une des plus grandes colonies au monde. Près d'un million d'oiseaux de mer fréquentent l'archipel en saison, des macareux aux fulmars.
La navigation lente autour des tours de basalte de Boreray et des stacs, qui compte parmi les grands moments d'une croisière écossaise. À l'approche des coques, l'air s'emplit d'un tourbillon d'ailes. Beaucoup d'itinéraires prévoient cette solution de rechange dès le départ.
Pratiquement aucun. Prévoyez eau, coupe-vent et bonnes chaussures : le terrain monte vite vers Conachair, dont les falaises comptent parmi les plus hautes des îles Britanniques, avec plus de 400 mètres de chute dans la mer.
De mai à août, quand les colonies d'oiseaux sont au complet et la mer un peu plus clémente. Même alors, la houle atlantique annule régulièrement les débarquements : partez en acceptant que l'escale puisse se limiter à une navigation panoramique.