Goteborg Gothenburg, Sweden
Sweden

105 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

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Deuxième ville de Suède, Göteborg a le caractère des cités bâties face au large : ouverte, industrieuse, sans prétention. Fondée en 1621 par le roi Gustave II Adolphe, dessinée par des ingénieurs hollandais qui y ont creusé des canaux, elle a longtemps vécu de ses chantiers navals et de son commerce avec les Amériques. Les grues du port rappellent cette histoire; les quartiers rénovés du bord de l'eau montrent ce qu'elle est devenue.

Arriver par la rivière Göta

Les navires de taille moyenne remontent l'estuaire jusqu'à Stigbergskajen, un quai historique d'où partaient jadis les émigrants vers l'Amérique du Nord. De là, les quartiers animés de Majorna, Linné et Haga se rejoignent à pied. Les plus grands bâtiments flottants font escale à Arendal, dans l'avant-port, à une dizaine de kilomètres du centre; des navettes conduisent alors les passagers vers les quais du centre.

Stigbergskajen conserve la mémoire d'un exode : entre le milieu du dix-neuvième siècle et les années 1920, plus d'un million de Suédois ont quitté leur pays, la plupart embarquant ici même pour l'Amérique du Nord. L'Amerikaskjulet, le hangar des voyageurs d'autrefois, borde toujours le quai, et il suffit d'un peu d'imagination pour entendre les adieux qui s'y sont échangés.

QuaiDistance du centreAccès
StigbergskajenEnviron 2 kmÀ pied ou en tramway
Arendal10 à 12 kmNavette organisée

Haga, le quartier des maisons de bois

Premier arrêt naturel : Haga, le plus ancien faubourg de Göteborg. Ses rues pavées alignent des maisons de bois préservées, des friperies, des librairies et des cafés réputés pour leurs brioches à la cannelle géantes, les fameuses hagabullar, presque aussi larges qu'une assiette. Les échoppes d'antiquaires méritent qu'on y fouille : on en ressort souvent avec un objet marin déniché pour quelques couronnes. La pause s'impose : le fika, ce rituel suédois du café accompagné d'une douceur, se pratique ici dans les règles de l'art.

Canaux, avenues et musées

De là, quelques minutes de marche mènent aux canaux du centre, vestiges du plan hollandais d'origine, que des bateaux à fond plat parcourent en saison. Les guides à bord racontent volontiers pourquoi les passagers doivent parfois baisser la tête : certains ponts frôlent l'eau de si près que la manœuvre amuse toute l'embarcation. Plus à l'est s'ouvre Kungsportsavenyn, la grande artère que les habitants appellent simplement Avenyn. Elle grimpe doucement vers Götaplatsen, la place des arts dominée par la fontaine de Poséidon et le musée des Beaux-Arts, riche en peinture nordique. Les amateurs de saveurs marines bifurqueront plutôt vers la halle aux poissons, dont l'architecture évoque une église et où crevettes et harengs se dégustent sur le pouce.

Des poumons verts

Göteborg ménage partout des respirations vertes. Le jardin de la Société horticole, près de la gare centrale, déploie serres et roseraies à quelques pas de l'animation urbaine. Et pour qui dispose d'une escale longue, l'archipel du sud, interdit aux voitures, se rejoint en tramway puis en traversier : un autre monde de rochers lisses, de cabanes de pêche et de voiliers. Les tramways bleus, emblèmes locaux, desservent d'ailleurs toute l'agglomération sur l'un des réseaux les plus étendus de Scandinavie.

Conseils pour la journée

  • Tramways fréquents; billets disponibles par application ou aux distributeurs.
  • Haga et Linné : à distance de marche de Stigbergskajen.
  • Compter une demi-journée pour combiner quartier de bois, canaux et Avenyn.
  • Monnaie : couronne suédoise; cartes acceptées presque partout.

Le soir venu, quand le navire redescend l'estuaire entre les phares et les îlots, la ville s'éloigne sans se presser, fidèle à elle-même. On garde de Göteborg le goût d'une brioche encore tiède, le souvenir d'un canal tranquille et cette impression rare : celle d'une grande cité qui a conservé la simplicité d'un port de pêche.