Porto Santo Stefano Italy

113 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Seabourn Cruise Line (46 Croisières)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tonnes
Visitez la page du navire

Silversea Cruises (18 Croisières)

Le matin, sur le quai de Porto Santo Stefano, on vend encore le poisson à la criée. Cette scène donne le ton de l'escale : malgré les yachts qui fréquentent ses eaux l'été, le bourg principal du Monte Argentario demeure une localité de marins, tournée vers le large depuis des siècles. Les navires jettent l'ancre dans la rade et déposent leurs passagers en navette au centre même du front de mer, entre les barques, les filets et les terrasses. Aucun transfert, aucune attente : la Toscane maritime commence au pied de la passerelle.

Le front de mer et les ruelles en escalier

La promenade du bord de l'eau suit les darses où se côtoient chalutiers et voiliers, jusqu'aux chantiers navals qui sentent la résine et la peinture fraîche. Derrière, la vieille localité grimpe en amphithéâtre : ruelles pavées, passages voûtés, escaliers fleuris de géraniums. Prenez de la hauteur sans plan précis; chaque volée de marches ouvre une nouvelle perspective sur la rade et, par temps clair, sur les îles de l'archipel toscan qui flottent à l'horizon.

La forteresse espagnole

Au sommet du bourg, la Fortezza Spagnola rappelle que cette côte appartint deux siècles à l'Espagne, au temps de l'État des Présides. Les remparts du XVIIe siècle abritent aujourd'hui de petites expositions consacrées aux maîtres d'ascia, les charpentiers de marine locaux, et aux découvertes sous-marines de la région. On y monte en un quart d'heure depuis le quai; la terrasse offre le plus beau panorama de l'escale, des darses jusqu'au grand large. Chaque 15 août, le Palio Marinaro oppose d'ailleurs les quartiers du bourg dans une course d'aviron disputée devant tout le front de mer, tradition vivace dont les habitants parlent avec fierté. C'est ici qu'on comprend la géographie singulière de l'Argentario : une presque-île montagneuse, jadis détachée du continent, aujourd'hui reliée à la Maremme par deux cordons de sable.

Vers le Giglio ou autour du promontoire

Du même quai partent les traversiers pour l'île du Giglio, à une heure de navigation : un village de pêche autour d'une anse, un bourg fortifié perché et des criques limpides. L'excursion se tente si votre temps d'escale dépasse six heures; sinon, la route panoramique qui contourne l'Argentario réserve, en taxi ou en excursion, des à-pics saisissants sur une mer d'un bleu dense. Les plus sportifs descendent vers des criques comme Cala del Gesso, au prix d'un sentier raide; les autres se contentent de la plage du Pozzarello, plus accessible, à courte distance du centre.

À table chez les pêcheurs

Le midi venu, la question ne se pose guère : ici, on mange ce que la flottille a rapporté. Spaghetti alle vongole, friture d'anchois, palamita (la bonite locale, star d'une fête gourmande au printemps) et le caldaro, la soupe de poissons de la tradition argentarine. Les trattorias du front de mer et des ruelles hautes servent le tout avec un blanc frais des vignes du promontoire. Le repas face aux barques qui vous l'ont fourni : voilà un circuit court qui ne déçoit jamais.

L'heure de rembarquer

En redescendant vers la navette, arrêtez-vous une minute sur le quai principal, là où les pêcheurs recousent leurs filets sans prêter attention aux allées et venues des visiteurs. Porto Santo Stefano n'a pas été pensé pour le tourisme : il l'accueille, simplement, en continuant sa vie. Cette sincérité, ajoutée à la lumière de la Tyrrhénienne et au parfum d'embruns et de friture qui flotte sur les darses, compose une escale dont la modestie même fait le prix.