Brussels Belgium

142 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

CroisiEurope (27 Croisières)

Emerald Waterways (27 Croisières)

Scenic Cruises (33 Croisières)

On ne s'attend pas à rejoindre une capitale européenne par bateau. Bruxelles, pourtant, possède son propre bassin de croisière : les unités fluviales remontent le canal maritime depuis l'Escaut et s'amarrent aux portes de la cité, le plus souvent au quai Béco, dont le terminal peut recevoir des bateaux jusqu'à 135 mètres. De là, le centre monumental se gagne à pied ou en quelques minutes de métro depuis la station Yser toute proche. L'arrivée par l'eau révèle une facette méconnue de la capitale belge, née elle aussi d'une rivière, la Senne, aujourd'hui enfouie sous les boulevards.

Le contraste fait le charme de cette escale : on quitte un paysage de bassins et d'entrepôts pour plonger, un kilomètre plus loin, dans l'un des décors urbains les plus célébrés d'Europe.

La Grand-Place, cœur battant

Tous les chemins bruxellois mènent à la Grand-Place, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. On y débouche toujours par surprise, au détour d'une ruelle, et l'effet demeure saisissant : les maisons des corporations dressent leurs façades sculptées et dorées autour des pavés, face à la dentelle de pierre de l'hôtel de ville gothique. Tôt le matin, le pavé appartient aux livreurs et aux premiers curieux ; l'après-midi, tout bourdonne dans toutes les langues. À deux pas, le Manneken-Pis attire les foules amusées, souvent costumé selon le calendrier des fêtes locales.

Galeries, Mont des Arts et Sablon

En remontant vers les hauteurs, les Galeries royales Saint-Hubert offrent un détour élégant : sous leur verrière du 19e siècle se succèdent librairies, théâtres et vitrines de chocolatiers. La promenade se poursuit vers le Mont des Arts, dont les jardins en terrasses ménagent le plus beau point de vue sur les toits du centre, avec la flèche de l'hôtel de ville en ligne de mire. Les musées royaux voisins concentrent Bruegel et Magritte pour qui souhaite une pause artistique, et le parc de Bruxelles déroule ses allées ombragées jusqu'aux grilles du palais royal. Un peu plus au sud, la place du Grand Sablon réunit antiquaires et maîtres chocolatiers autour de son église gothique : l'endroit idéal pour comprendre pourquoi la Belgique élève le praliné au rang d'art national.

La bande dessinée à ciel ouvert

La métropole se raconte aussi sur ses murs. Le parcours BD égrène ses fresques géantes au fil des rues : Tintin dévale un escalier au détour d'une ruelle, et des dizaines d'autres héros surgissent au fil des façades. Cette familiarité avec le neuvième art donne à la capitale un ton joueur qui équilibre la solennité des palais. Les amateurs pousseront jusqu'au Centre belge de la bande dessinée, installé dans un ancien magasin Art nouveau dessiné par Victor Horta.

Gaufres, frites et estaminets

Impossible de parcourir Bruxelles sans céder à ses plaisirs de bouche. La gaufre se mange chaude, au sucre, en marchant ; les frites se dégustent en cornet, à la sauce de son choix, dans l'une des friteries que chaque Bruxellois défend avec passion, arguments à l'appui. Les estaminets servent des bières d'abbaye et des lambics de la vallée de la Senne, spécialité brassicole que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Une table en terrasse, un demi de gueuze et le spectacle de la rue : voilà peut-être le plus sûr résumé de l'art de vivre local, que les habitants pratiquent avec un détachement souriant.

En regagnant le quai Béco au terme de la journée, le canal a des allures paisibles après l'effervescence du centre. La capitale de l'Europe se sera livrée à hauteur d'homme, entre dorures, fresques et parfum de chocolat. Et le voyageur emporte cette certitude : Bruxelles récompense toujours ceux qui prennent le temps de s'y perdre un peu.