Organiser un voyage aux marchés de Noël
Savoir quels marchés sont les plus beaux est une chose; réussir le voyage en est une autre. Les dates ne se recoupent pas, l’hébergement se réserve un an d’avance dans certaines villes, et la moitié des déceptions viennent d’un calendrier mal lu.
Les dates ne sont pas celles qu’on croit
La plupart des marchés européens ouvrent dans la dernière semaine de novembre et ferment le 24 décembre, souvent en début d’après-midi. C’est le piège numéro un : un voyage prévu entre Noël et le Nouvel An arrive après la fermeture. Les villes qui prolongent jusqu’au début janvier sont l’exception, pas la règle.
Vérifiez les dates officielles de chaque ville l’été précédent, quand elles sont publiées. Elles bougent d’une année à l’autre selon le calendrier de l’Avent.
Quand réserver
Pour les fins de semaine de décembre dans les villes les plus courues, l’hébergement part six à douze mois d’avance et les prix doublent. La semaine, du lundi au jeudi, coûte nettement moins cher et les marchés y sont respirables.
Le compromis que peu de gens font : viser la première semaine de décembre plutôt que la troisième. Les marchés sont installés, les décorations complètes, et la foule n’est pas encore là.
Enchaîner plusieurs villes en train
C’est ce qui transforme un séjour en circuit. Trois axes fonctionnent bien.
Le Rhin, entre Strasbourg, Colmar et les villes allemandes voisines, avec des trajets d’une heure ou moins.
L’axe germanique, de Nuremberg à Munich à Salzbourg, où chaque étape a son caractère.
L’Europe centrale, de Vienne à Prague à Budapest, avec des trajets de trois à quatre heures.
La règle : deux nuits par ville minimum. Une nuit ne laisse qu’une soirée de marché, et c’est le soir que ces places prennent vie.
Ce que les guides ne disent pas
Il pleut souvent, et il fait rarement le froid sec des cartes postales. L’Europe centrale en décembre oscille autour de zéro avec de l’humidité, ce qui se ressent plus qu’un moins dix québécois. Bottes imperméables plus que manteau d’hiver.
Les marchés se ressemblent davantage qu’on ne l’imagine : les mêmes chalets, les mêmes objets, souvent les mêmes fournisseurs. Ce qui les distingue vraiment, c’est la ville autour, la place où ils s’installent et la spécialité qu’on y mange. Voir quatre marchés en quatre jours produit une lassitude que personne n’anticipe.
Et le vin chaud se paie avec une consigne sur la tasse, remboursée au retour du gobelet — une bonne partie des visiteurs repartent sans réclamer la leur.
Les spécialités qui valent le détour
Chaque marché a la sienne, et c’est le meilleur guide de choix. Le pain d’épices de Nuremberg, la bredele alsacienne, le trdelník de Prague — bien qu’il ne soit pas tchèque d’origine —, le punch autrichien qui n’est pas du vin chaud, et les saucisses régionales qui changent tous les cent kilomètres.
Y aller depuis le Québec
Les vols de décembre vers l’Europe sont plus abordables que ceux de l’été, sauf autour du 20 décembre où ils flambent. Arriver un dimanche ou un lundi donne un meilleur prix et des marchés plus calmes le premier jour.
Un conseiller peut vérifier les dates officielles ville par ville, cadrer le circuit ferroviaire et réserver les hébergements avant la vague — c’est le type de voyage où réserver tard coûte le plus cher.
Voyages AquaTerra est titulaire d’un permis du Québec. Nos clients bénéficient de la protection du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages, selon les conditions prévues au règlement. Joignez un conseiller au 1-866-628-6241.
Pour choisir quels marchés visiter — leur caractère, leur histoire, ce qu’on y trouve —, voyez notre panorama des plus beaux marchés de Noël du monde.


