Croisière d'expédition

Une croisière d'expédition se fait sur un navire de 100 à 250 passagers, avec des zodiacs, des naturalistes à bord et un itinéraire qui change selon la glace et la météo. Les quatre grandes destinations sont l'Antarctique, les Galápagos, l'Arctique et le Groenland. Ce n'est pas une croisière avec des excursions : c'est un voyage où le programme se décide chaque matin.

Qu'est-ce qui distingue l'expédition d'une croisière ordinaire ?

Le navire est petit, souvent renforcé pour la glace, et il transporte une flottille de zodiacs qui permet de débarquer là où il n'y a ni quai ni village. L'équipe d'expédition compte des biologistes, des glaciologues et des photographes qui donnent des conférences en mer et accompagnent chaque sortie.

La contrepartie tient en un mot : l'itinéraire n'est pas garanti. Une baie bloquée par la glace ou un vent de cinquante nœuds change le programme du jour. Les voyageurs qui ont besoin d'un horaire fixe seront mal à l'aise ; ceux qui acceptent l'imprévu vivent le meilleur voyage de leur vie.

L'Antarctique

La saison va de novembre à mars. Novembre offre la banquise qui se fracture et les manchots en parade nuptiale, décembre et janvier les poussins et les journées les plus longues, février et mars les baleines et les meilleures conditions de navigation.

La quasi-totalité des départs partent d'Ushuaia, en Argentine, et traversent le passage de Drake en deux jours. C'est la partie que tout le monde redoute : deux journées de mer réputées parmi les plus agitées du monde. Certaines compagnies offrent le survol du passage en avion jusqu'à l'île du Roi-George, ce qui coûte plus cher et sauve quatre journées.

Les Galápagos

Praticables toute l'année, avec deux saisons. De décembre à mai, l'eau est plus chaude et le ciel plus changeant ; de juin à novembre, le courant de Humboldt refroidit l'eau et amène davantage d'oiseaux marins. Les navires sont petits par obligation : le parc national plafonne la capacité, et les itinéraires sont assignés par les autorités équatoriennes.

C'est la destination d'expédition la plus accessible physiquement, avec des sorties courtes, de la plongée en apnée et aucune traversée difficile.

L'Arctique et le Groenland

De juin à septembre. Le Svalbard, autour de Longyearbyen, pour les ours polaires et le soleil de minuit. Le Groenland pour les fjords, les icebergs et les villages inuits. L'Islande sert souvent de porte d'entrée ou de sortie.

Quelles compagnies faut-il connaître ?

  • Ponant : française, service et conférences en français, navires de 180 à 260 passagers, dont un brise-glace électrique hybride.
  • Lindblad Expeditions : partenariat avec National Geographic, forte présence aux Galápagos, équipes scientifiques réputées.
  • Hurtigruten et HX Expeditions : norvégiennes, spécialistes de l'Arctique et de la côte du Groenland.
  • Silversea : expédition de luxe, cabines spacieuses, tout inclus.
  • Aurora Expeditions : australienne, plus sportive, kayak et camping sur la glace.
  • Aqua Expeditions : Amazonie et Mékong, pour ceux qui cherchent l'expédition en eaux chaudes.

Ce qu'on ne vous dit pas toujours

Le passage de Drake se mérite

Deux jours à l'aller, deux au retour, sur une mer qui peut atteindre huit mètres de creux. Les médicaments contre le mal de mer se prennent avant le départ, pas quand ça commence. La bonne nouvelle : le passage calme, dit Drake Lake, arrive environ une fois sur trois.

Le débarquement n'est jamais garanti

Le traité sur l'Antarctique limite à cent le nombre de passagers à terre simultanément. Sur un navire de 200 passagers, cela signifie des rotations. Sur un navire de 500, cela signifie moins de temps à terre pour chacun. La taille du navire compte plus ici que partout ailleurs.

L'équipement se loue ou s'achète

Bottes de caoutchouc et parka sont fournies par la plupart des compagnies polaires. Les couches thermiques, les gants imperméables et les lunettes de soleil de haute montagne restent à votre charge, et ce n'est pas le moment d'économiser.

Comment s'y rend-on depuis Montréal ?

Pour l'Antarctique, un vol vers Buenos Aires puis un vol intérieur vers Ushuaia, avec presque toujours une nuit d'hôtel imposée par la compagnie. Pour les Galápagos, un vol vers Quito ou Guayaquil puis un vol vers Baltra ou San Cristóbal. Pour le Svalbard, un vol vers Oslo puis vers Longyearbyen.

Dans les trois cas, la compagnie vend généralement un forfait aérien avec nuit d'hôtel et transfert. Il coûte souvent plus cher qu'un vol réservé séparément, mais il vous protège : si le vol est retardé, c'est la compagnie qui doit vous rejoindre au navire.

Pour comparer les navires, les saisons et les formules aériennes, joignez un conseiller au 1 866 628-6241. Voyez aussi nos croisières et croisiéristes et nos autres destinations.

Questions fréquentes

De novembre à mars. Novembre pour la banquise qui se fracture et les manchots en parade, décembre et janvier pour les poussins et les journées les plus longues, février et mars pour les baleines et les meilleures conditions de navigation.
Il peut l'être : deux jours à l'aller et deux au retour, sur une mer qui atteint parfois huit mètres de creux. Environ une traversée sur trois se fait au calme. Les médicaments se prennent avant le départ. Certaines compagnies offrent le survol en avion jusqu'à l'île du Roi-George.
Le navire compte 100 à 250 passagers, il transporte des zodiacs et une équipe de naturalistes, et il débarque là où il n'y a ni quai ni village. En contrepartie, l'itinéraire n'est pas garanti : la glace et le vent modifient le programme d'une journée à l'autre.
Oui. Ponant opère en français avec équipage, conférenciers et documentation francophones sur des navires de 180 à 260 passagers, en Antarctique, en Arctique et sous les tropiques. C'est la référence pour un voyageur québécois qui ne veut pas passer deux semaines à traduire.
Beaucoup. Le traité sur l'Antarctique limite à cent le nombre de passagers à terre en même temps. Sur un navire de 200 passagers, cela donne des rotations ; sur un navire de 500, cela réduit le temps à terre de chacun. C'est le critère le plus important après la saison.
Toute l'année. De décembre à mai, l'eau est plus chaude et le ciel plus changeant ; de juin à novembre, le courant de Humboldt refroidit l'eau et amène davantage d'oiseaux marins. Les navires sont petits parce que le parc national plafonne la capacité.
Cela dépend de la destination. Les Galápagos demandent peu : sorties courtes, apnée, aucune traversée difficile. L'Antarctique et l'Arctique exigent de monter et descendre d'un zodiac dans la houle, de marcher sur des galets et de supporter le froid plusieurs heures.