St Francisville LA Louisiana

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Le Mississippi coule ici au pied de hautes falaises boisées, chose rare dans un delta où la platitude règne en maître. St. Francisville s'est bâtie sur ces hauteurs de la Louisiane, à l'abri des crues, et les navires fluviaux qui remontent le fleuve entre La Nouvelle-Orléans et Memphis en ont fait l'une de leurs haltes favorites. L'escale s'annonce paisible, feuillue et profondément sudiste.

Du fleuve au bourg perché

Les bateaux s'amarrent à un appontement simple en contrebas de la ville, et des navettes conduisent généralement les passagers jusqu'au centre, perché sur la crête. Le bourg déroule alors ses rues ombragées de chênes verts drapés de mousse espagnole, ses églises centenaires et ses demeures à galeries noyées de verdure. Royal Street concentre l'essentiel, antiquaires, galeries et maisons historiques soigneusement entretenues par une communauté fière de son passé.

Oakley et le souvenir d'Audubon

À quelques kilomètres du centre, la maison Oakley cache une histoire singulière sous ses persiennes vertes. Le peintre naturaliste John James Audubon y séjourna en 1821 comme précepteur de la fille de la maison, et les bois environnants lui inspirèrent une trentaine de planches de son grand œuvre sur les oiseaux d'Amérique. Le domaine se visite avec ses dépendances, ses potagers reconstitués et ses sentiers sous les frondaisons, et les ornithologues amateurs y guettent encore les descendants des modèles du maître. Les excursions proposées par les compagnies fluviales y conduisent régulièrement.

Rosedown et les jardins du Sud

Autre visite marquante, la plantation Rosedown aligne son allée de chênes majestueux vers une demeure des années 1830 entourée de jardins historiques parmi les plus vastes du Sud. L'allée d'entrée, voûte végétale longue de plusieurs centaines de mètres, compte parmi les images les plus photographiées de l'État. Camélias, azalées et magnolias s'y succèdent selon les saisons, et les guides racontent sans fard la vie du domaine, celle des propriétaires comme celle des personnes réduites en esclavage qui firent sa richesse. Les amateurs de frissons préfèrent parfois The Myrtles, une propriété du XVIIIe siècle que la tradition locale tient pour l'une des maisons les plus hantées du pays.

RepèreÀ savoir
AccostageAppontement au pied des falaises, navettes vers le centre
Oakley (site Audubon)Séjour du peintre en 1821, une trentaine de planches créées ici
RosedownDemeure des années 1830, vastes jardins historiques
Centre historiqueRoyal Street, églises et demeures à galeries

Flâner dans le quartier historique

Le bourg lui-même mérite qu'on lui consacre du temps entre deux visites de domaines. Le quartier ancien, inscrit dans les registres du patrimoine, se parcourt à pied en suivant les grilles de fer forgé et les jardins débordant de camélias. Les églises du XIXe siècle dressent leurs clochers au-dessus des frondaisons, entourées de cimetières ombragés où reposent les familles fondatrices. Les boutiques d'antiquités et les cafés installés dans les maisons de bois invitent à la pause, entre un thé glacé sur une galerie et une conversation sur le pas d'une porte, et les commerçants, peu habitués aux foules, prennent le temps de raconter leur ville à qui montre de la curiosité.

La lenteur retrouvée

Au retour vers le fleuve, beaucoup de passagers s'attardent une dernière fois sous les chênes, le temps d'écouter les cigales et de sentir l'air chargé d'humidité et de fleurs. La lumière du soir dore alors les hauteurs et le fleuve, en contrebas, reprend sa course indifférente vers le golfe. St. Francisville ne presse personne. La petite ville cultive une douceur de vivre héritée d'un autre siècle, et c'est précisément ce rythme ralenti que l'on emporte avec soi en redescendant vers le navire, comme une leçon discrète donnée par la Louisiane des falaises.

Questions fréquentes

À un appontement simple en contrebas de la ville, sur le Mississippi. Le bourg est perché sur de hautes falaises boisées, chose rare dans un delta où la platitude règne : c’est ce qui l’a mis à l’abri des crues.
Ce n’est pas l’usage. Des navettes conduisent généralement les passagers de l’appontement jusqu’au centre perché sur la crête. Une fois là-haut, le quartier historique se parcourt entièrement à pied.
Une visite de plantation, Rosedown ou Oakley, occupe une bonne moitié de la journée; gardez le reste pour Royal Street et le quartier historique. Les excursions des compagnies fluviales combinent souvent les deux.
Le domaine où le peintre naturaliste John James Audubon séjourna en 1821 comme précepteur de la fille de la maison. Les bois environnants lui inspirèrent une trentaine de planches de son grand œuvre sur les oiseaux d’Amérique; on visite la maison, ses dépendances, ses potagers reconstitués et ses sentiers.
Une demeure des années 1830 au bout d’une allée de chênes majestueux, entourée de jardins historiques parmi les plus vastes du Sud. L’allée d’entrée, voûte végétale longue de plusieurs centaines de mètres, compte parmi les images les plus photographiées de l’État.
Oui. À Rosedown, les guides racontent sans fard la vie du domaine, celle des propriétaires comme celle des personnes réduites en esclavage qui firent sa richesse. C’est une partie essentielle de la visite, pas une note en bas de page.
Une propriété du 18e siècle que la tradition locale tient pour l’une des maisons les plus hantées du pays. Les amateurs de frissons la préfèrent parfois aux grandes plantations voisines.
Royal Street concentre l’essentiel : antiquaires, galeries et maisons historiques. Le quartier ancien, inscrit dans les registres du patrimoine, se parcourt à pied entre grilles de fer forgé, camélias et églises du 19e siècle entourées de cimetières ombragés.
Le dollar américain et l’anglais. Les cartes de crédit passent dans la plupart des commerces et le pourboire au restaurant se situe entre 15 et 20 %.
Le printemps, quand camélias, azalées et magnolias se succèdent dans les jardins de Rosedown. L’été louisianais est chaud et lourd; l’ombre des chênes verts drapés de mousse espagnole devient alors la meilleure alliée du promeneur.