Kodiak Island Alaska

159 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Holland America Line (17 Croisières)

Seabourn Cruise Line (32 Croisières)

Seabourn Encore.

Seabourn Encore

40350 tonnes
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Viking Ocean Cruises (50 Croisières)

L'odeur d'iode et de poisson frais annonce la couleur : Kodiak vit de la mer, et ne s'en cache pas. Deuxième plus grande île des États-Unis, verdoyante au point d'avoir mérité le surnom d'île Émeraude, elle abrite l'un des ports de pêche les plus productifs du pays. Les chalutiers et les crabiers occupent les bassins, les conserveries bordent le rivage, et les navires de croisière qui s'y arrêtent découvrent une Alaska qui travaille, loin des circuits les plus fréquentés du sud-est.

Un centre-ville à portée de marche

Le quai des navires se trouve à distance de marche du centre-ville, dont les rues compactes se parcourent en une heure ou deux. Tout est concentré : musées, cathédrale, boutiques d'articles de pêche et cafés où les équipages viennent se réchauffer. On y prend le pouls d'une communauté insulaire d'environ 6 000 habitants, façonnée par les Alutiiq, par la colonisation russe, puis par l'industrie halieutique américaine. Les boutiques vendent aussi bien des bottes de pont que des œuvres d'artistes locaux, et l'on y discute quotas de pêche comme ailleurs on parle météo.

L'héritage russe d'Amérique

Kodiak fut la première capitale de l'Amérique russe, avant que le siège de la colonie ne soit déplacé à Sitka. La maison Erskine, bâtie au début du XIXe siècle comme entrepôt de la Compagnie russo-américaine, compte parmi les plus anciens bâtiments d'origine russe de la côte ouest ; elle abrite un musée d'histoire locale où se côtoient objets alutiiq, souvenirs coloniaux et témoignages du tsunami de 1964, qui dévasta le port. Tout près, les dômes bleus de l'église orthodoxe de la Sainte-Résurrection rappellent que la foi orthodoxe demeure vivante ici depuis plus de deux siècles.

La culture alutiiq

Le musée Alutiiq complète la visite en donnant la parole au peuple qui habite l'archipel depuis des milliers d'années. Harpons, kayaks, masques cérémoniels et programmes de revitalisation de la langue composent un portrait vivant plutôt qu'une vitrine figée. C'est une halte discrète, mais elle change le regard que l'on pose ensuite sur les baies et les montagnes environnantes.

Fort Abercrombie, la forêt et la guerre

À quelques kilomètres au nord du centre, accessible en taxi en une dizaine de minutes, le parc historique d'État de Fort Abercrombie mêle deux univers qui n'auraient jamais dû se rencontrer : des bunkers et des emplacements d'artillerie de la Seconde Guerre mondiale, construits pour parer une attaque japonaise, et une forêt côtière d'épinettes de Sitka suspendue au-dessus des falaises. Les sentiers serpentent entre les vestiges militaires, les fougères et les points de vue sur l'océan, où passent parfois des loutres de mer.

Le royaume du grand ours brun

Impossible d'évoquer l'île sans parler de son habitant le plus célèbre. L'ours kodiak, sous-espèce d'ours brun parmi les plus imposantes au monde, règne sur le refuge faunique national qui couvre la majeure partie de l'île. Le centre d'accueil du refuge, au centre-ville, présente l'écosystème sans qu'il soit besoin de s'éloigner du navire. L'observation réelle, elle, exige un vol en hydravion : certaines excursions le proposent lorsque la durée de l'escale le permet, et l'expérience compte parmi les plus mémorables de l'Alaska.

Suggestions selon le temps disponible

  • Deux à trois heures : centre-ville, musée de la maison Erskine et église orthodoxe.
  • Une demi-journée : ajouter Fort Abercrombie et le centre d'accueil du refuge faunique.
  • Journée complète : excursion guidée d'observation ou survol de l'île en hydravion.

Larguer les amarres

Au moment du départ, ce sont les bateaux de pêche qui escortent le navire hors de la baie, comme pour rappeler qui travaille ici à l'année. Kodiak ne cherche pas à séduire ; elle continue simplement de vivre comme elle l'a toujours fait, entre les filets, les icônes et les ours. C'est cette franchise-là qui reste en tête, bien après avoir quitté l'île Émeraude.

Questions fréquentes

À un quai situé à distance de marche du centre-ville. Les rues compactes de Kodiak se parcourent en une heure ou deux, et tout y est concentré : musées, cathédrale orthodoxe, boutiques d'articles de pêche et cafés où les équipages viennent se réchauffer.
En deux à trois heures : le centre-ville, le musée de la maison Erskine et l'église orthodoxe. En demi-journée, ajoutez le parc historique d'État de Fort Abercrombie, à une dizaine de minutes de taxi, et le centre d'accueil du refuge faunique.
Pour sa végétation. Deuxième plus grande île des États-Unis, elle est verdoyante au point d'avoir mérité ce surnom, à rebours de l'image d'une Alaska minérale. Elle abrite aussi l'un des ports de pêche les plus productifs du pays.
Oui, et un passé majeur : Kodiak fut la première capitale de l'Amérique russe, avant que le siège de la colonie ne soit déplacé à Sitka. La maison Erskine, bâtie au début du XIXe siècle comme entrepôt de la Compagnie russo-américaine, compte parmi les plus anciens bâtiments d'origine russe de la côte ouest.
La parole du peuple qui habite l'archipel depuis des milliers d'années. Harpons, kayaks, masques cérémoniels et programmes de revitalisation de la langue composent un portrait vivant plutôt qu'une vitrine figée. C'est une halte discrète qui change le regard qu'on porte ensuite sur les baies et les montagnes.
Pas depuis la ville, et il vaut mieux le savoir avant de descendre. L'ours kodiak, sous-espèce d'ours brun parmi les plus imposantes au monde, règne sur le refuge faunique national qui couvre la majeure partie de l'île. L'observation réelle exige un vol en hydravion, proposé en excursion quand la durée de l'escale le permet. Le centre d'accueil du refuge, au centre-ville, présente l'écosystème sans qu'on s'éloigne du navire.
Un parc historique d'État à quelques kilomètres au nord du centre, où des bunkers et des emplacements d'artillerie de la Seconde Guerre mondiale, construits pour parer une attaque japonaise, se mêlent à une forêt côtière d'épinettes de Sitka suspendue au-dessus des falaises. Les sentiers offrent des points de vue où passent parfois des loutres de mer.
L'église de la Sainte-Résurrection, reconnaissable à ses dômes bleus, tout près de la maison Erskine. Elle rappelle que la foi orthodoxe demeure vivante ici depuis plus de deux siècles, héritage direct de la période russe.
Oui, pour des familles qui aiment les ports de travail. Les chalutiers et les crabiers dans les bassins, le centre d'accueil du refuge faunique et les sentiers de Fort Abercrombie occupent bien une journée. Ne cherchez ni plage ni attraction : Kodiak est une Alaska qui travaille.
Le dollar américain, cartes acceptées. Côté météo, prévoyez de la pluie et du vent même en été : l'île doit sa verdure à son climat. Un impermeable et de bonnes chaussures valent mieux qu'un parapluie.