Guam Island Marianas Apra Harbor

10 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

« Håfa adai! » Le salut chamorro accueille les voyageurs bien avant les enseignes des boutiques. Guam, territoire américain planté au cœur du Pacifique occidental, cultive un mélange qui ne ressemble à rien d'autre : quatre mille ans de culture chamorro, trois siècles d'empreinte espagnole, une présence américaine omniprésente et des plages qui regardent la fosse des Mariannes, l'endroit le plus profond des océans. C'est ici que la journée américaine commence, avant même Hawaii, de l'autre côté de la ligne de changement de date.

Depuis le port d'Apra

Les navires accostent dans la partie commerciale du havre d'Apra, l'un des meilleurs mouillages naturels du Pacifique. Le secteur du quai reste industriel : prévoyez un taxi ou une navette pour rejoindre les points d'intérêt, tous accessibles en moins d'une demi-heure de route. Hagåtña, la capitale, se trouve à une dizaine de minutes; la baie de Tumon, cœur touristique de l'île, à une vingtaine.

Hagåtña, mémoire de l'île

La capitale, modeste par la taille, concentre les traces du passé. Sur la Plaza de España subsistent les vestiges du palais des gouverneurs espagnols, arches et pavillons dispersés dans un jardin tranquille. Tout près, la basilique Dulce Nombre de Maria s'élève sur le site de la première église de l'île, fondée en 1669. Le parc des pierres latte, à quelques rues de là, aligne ces piliers de calcaire coiffés d'un chapiteau rond sur lesquels les anciens Chamorros bâtissaient leurs maisons : le symbole le plus fort de l'identité insulaire. Au Chamorro Village, marché couvert au bord de l'eau, artisans et cuisiniers font goûter la culture locale, notamment le kelaguen, viande ou poisson marinés au citron et à la noix de coco.

La guerre du Pacifique, à ciel ouvert

Guam a vécu l'une des pages les plus dures de la Seconde Guerre mondiale : occupée en 1941, reprise en 1944 au prix de combats acharnés. Le parc historique national de la Guerre du Pacifique en conserve les lieux, dont la plage d'Asan où débarquèrent les Marines. Depuis le belvédère d'Asan, aménagé en mémorial, la vue embrasse le rivage du débarquement et les collines où résistèrent les défenseurs; des stèles y portent les noms des soldats et des civils disparus. La visite se fait en silence, face à une mer redevenue paisible, et beaucoup la considèrent comme le moment le plus fort de leur journée.

Tumon et la pointe des Deux Amoureux

La baie de Tumon aligne hôtels, boutiques hors taxes et une plage de sable clair protégée par le récif, où l'eau turquoise reste calme presque toute l'année. Les familles s'y baignent à quelques mètres des poissons multicolores, masque et tuba suffisant amplement pour les observer. En poursuivant vers le nord, la route grimpe jusqu'à Two Lovers Point, falaise de plus de 120 mètres suspendue au-dessus de la mer des Philippines. La légende chamorro y fait vivre deux amoureux qui préférèrent s'y jeter ensemble plutôt que d'être séparés. Le panorama, lui, se passe de légende.

Repères pratiques

RepèreCe qu'il faut savoir
AccostageZone commerciale du havre d'Apra, navette ou taxi nécessaires
HagåtñaÀ environ 10 minutes de route du port
Baie de TumonÀ environ 20 minutes de route, plage et boutiques
Monnaie et langueDollar américain; anglais et chamorro

Remonter à bord côté couchant

En fin d'escale, beaucoup de passagers rapportent un souvenir simple : le contraste entre la ferveur commerçante de Tumon et la gravité d'Asan, à quelques kilomètres l'une de l'autre. Guam tient ensemble ces deux mémoires, celle des plages et celle des batailles, avec la sérénité des îles qui ont tout traversé. Lorsque le navire s'éloigne du havre d'Apra, les pierres latte veillent toujours, comme elles le font depuis des siècles.

Questions fréquentes

Dans la zone commerciale du havre d'Apra, l'un des meilleurs mouillages naturels du Pacifique. Le port est industriel : une navette ou un taxi est nécessaire pour rejoindre Hagåtña ou la baie de Tumon.
Non. Le quai se trouve dans une zone portuaire commerciale sans intérêt touristique et sans commerces à distance de marche. Prévoyez la navette du bord, un taxi ou une excursion.
La Plaza de España à Hagåtña, un site de la guerre du Pacifique, puis la baie de Tumon pour la plage et les boutiques. Il faut choisir : l'île est étirée et les trajets mangent du temps.
L'anglais et le chamorro, la langue autochtone. Le salut « Håfa adai » s'entend partout et vaut la peine d'être appris avant de débarquer.
Le dollar américain. Guam est un territoire des États-Unis : cartes de crédit acceptées partout et boutiques hors taxes dans la baie de Tumon.
L'une des plus dures du Pacifique. L'île a été occupée en 1941 puis reprise en 1944 au terme de combats féroces. Le parc historique national de la guerre du Pacifique en conserve les traces sur plusieurs sites répartis dans l'île.
Oui, dans la baie de Tumon : sable clair, eau calme protégée par le récif, hôtels et boutiques hors taxes en bordure. C'est la plage la plus accessible depuis le port.
Une falaise spectaculaire qui domine la mer près de Tumon, liée à une légende chamorro d'amants qui s'y seraient jetés. C'est le point de vue le plus photographié de l'île.
De décembre à juin, la saison sèche. De juillet à novembre, les pluies s'intensifient et l'île se trouve dans la zone des typhons du Pacifique occidental.
Oui, surtout par la plage : l'eau de Tumon est calme et peu profonde derrière le récif. Les sites de guerre, eux, s'adressent davantage aux adolescents et aux adultes.