Ponta Delgada Sao Miguel Island Azores Portugal

184 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Cunard (37 Croisières)

MSC Cruises (22 Croisières)

Norwegian Cruise Line (13 Croisières)

Princess Cruises (21 Croisières)

À plus de 1 400 kilomètres des côtes du Portugal continental, une ville surgit au milieu de l'Atlantique, blanche et noire comme un damier : façades chaulées, encadrements de basalte, pavés volcaniques. Ponta Delgada, capitale de l'île de São Miguel, aux Açores, accueille le navire au cœur même de la cité — et derrière les clochers, ce sont des cratères, des lacs et des sources chaudes qui attendent.

Débarquer en pleine ville

Le terminal des Portas do Mar place le passager à deux pas de l'avenue principale : cinq minutes de marche suffisent pour rejoindre les Portas da Cidade, les trois arches emblématiques de la ville, dressées face à la marina. Autour s'étendent les rues commerçantes pavées de mosaïques portugaises, l'église matrice de São Sebastião et une succession de places où les hortensias débordent des jardins.

Le damier de basalte

Le centre historique se parcourt aisément à pied. L'architecture açorienne joue partout le contraste du blanc et du noir : couvents, chapelles et demeures de négociants affichent leurs encadrements de pierre volcanique. Le marché de la Graça, avec ses étals d'ananas, de poissons et de fromages insulaires, offre l'une des scènes les plus vivantes de la ville — et un excellent aperçu de ce que produit cette île fertile.

Sete Cidades, le cratère aux deux lacs

La plus célèbre excursion de São Miguel mène en une quarantaine de minutes au belvédère de Vista do Rei. En contrebas s'étale l'immense caldeira de Sete Cidades : un cratère de plusieurs kilomètres de diamètre occupé par deux lacs jumeaux, l'un vert, l'autre bleu, séparés par un simple pont. Le village et son église se blottissent au fond, entre pâturages et murets d'hortensias. Par temps clair, c'est l'un des grands paysages de l'Atlantique.

Furnas, la vallée qui fume

Autre visage de l'île, à environ trois quarts d'heure de route : la vallée de Furnas, où la terre bouillonne. Fumerolles, sources thermales, mares de boue — et une tradition culinaire unique : le cozido, ragoût de viandes et de légumes cuit plusieurs heures dans le sol volcanique. Beaucoup d'excursions combinent la dégustation avec une baignade dans les piscines d'eau ferrugineuse du parc Terra Nostra, expérience mémorable s'il en est.

L'ananas et le thé

São Miguel cultive des produits qu'on ne s'attend pas à trouver en Europe : l'ananas pousse ici en serre, dans des plantations familiales que l'on peut visiter aux abords de la ville, et la côte nord abrite des plantations de thé parmi les seules du continent européen. Avec les fromages, les queijadas et les liqueurs locales, le bagage gourmand se remplit vite. Les liqueurs de maracuja et les biscuits d'Além se glissent facilement dans une valise; l'ananas frais, lui, se déguste sur place, découpé au marché.

Les géants au large

São Miguel est aussi l'un des meilleurs postes d'observation des cétacés en Europe : cachalots, dauphins et, selon les saisons, baleines bleues croisent au large de l'île. Les sorties en mer partent de la marina, à quelques pas du terminal, encadrées par des biologistes. Les anciennes vigies baleinières, reconverties dans l'observation, guident encore les bateaux depuis les falaises — un héritage direct de l'époque où l'archipel vivait de la chasse, aujourd'hui tournée en célébration.

L'île qu'on promet de revoir

Au moment où le navire s'éloigne du quai, São Miguel aligne une dernière fois ses collines vertes piquées de blanc. Une escale suffit à peine à effleurer cette île-jardin posée au milieu de l'océan; elle suffit largement, en revanche, à comprendre pourquoi tant de voyageurs reviennent aux Açores avec plus de temps devant eux.