Gozo Island Malta, Mgarr Harbour
Malta

41 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Cinq mille ans d'histoire tiennent sur une île que l'on traverse en vingt minutes. Gozo, la deuxième île de l'archipel maltais, cache derrière ses collines coiffées d'églises quelques-uns des plus anciens monuments construits par la main de l'homme. Les navires jettent l'ancre devant Mgarr, le petit havre de la côte sud-est, et les chaloupes déposent les passagers sur le quai, entre les traversiers venus de Malte et les barques de pêche aux couleurs vives. Au-dessus des mâts, une église néogothique perchée sur la crête donne le ton : ici, la pierre dorée règne sur tout.

De Mgarr à Victoria

La capitale, Victoria, que les Gozitains appellent aussi Rabat, se trouve à environ trois kilomètres du quai, sur les hauteurs. Autobus et taxis franchissent la montée en quelques minutes, à travers un paysage de terrasses agricoles délimitées par des murets de pierre sèche. La route s'élève doucement et révèle, virage après virage, l'étendue de cette campagne méditerranéenne où chaque village s'annonce par un dôme ou un clocher démesuré.

La Cittadella, vigie de l'île

Au cœur de Victoria, la Cittadella couronne la colline centrale de Gozo. Cette forteresse a servi de refuge à la population pendant des siècles de raids corsaires. On y monte par des ruelles étroites jusqu'à la cathédrale, puis les remparts s'ouvrent sur un panorama complet : l'île entière s'étale en contrebas, villages, vallons cultivés et mer à l'horizon sur les quatre points cardinaux. Dans les venelles restaurées, de petits musées et des ateliers d'artisans occupent les anciennes maisons de garnison. En redescendant, la place principale de Victoria et ses cafés offrent une pause à l'ombre des arcades, au rythme des conversations en maltais.

Ġgantija, plus vieux que les pyramides

À quelques kilomètres de la capitale, sur le plateau de Xagħra, les temples de Ġgantija défient l'imagination. Leurs murailles de blocs massifs ont été dressées entre 3600 et 3200 avant notre ère, avant Stonehenge et avant les pyramides d'Égypte. L'ensemble compte parmi les plus anciens monuments encore debout au monde et figure au patrimoine mondial de l'UNESCO. La légende locale attribuait leur construction à une géante, tant certains blocs dépassent l'échelle humaine. Le centre d'interprétation raconte ce que l'archéologie a pu reconstituer de ces bâtisseurs du néolithique, et la visite se déroule aisément dans le temps d'une escale.

Les rivages de Gozo

Si le temps le permet, deux échappées côtières complètent le portrait de l'île. À l'ouest, la baie de Xlendi glisse ses eaux limpides entre deux falaises, avec des terrasses de restaurants posées au ras de l'eau. Au nord, Marsalforn aligne ses façades autour d'une anse où les Gozitains viennent se baigner en famille. Dans les deux cas, la baignade se double d'un plaisir simple : goûter un plat de poisson accompagné du ġbejna, le petit fromage de brebis local, ou d'un verre de vin produit sur l'île.

Repères pour l'escale

  • Débarquement en chaloupe au quai de Mgarr
  • La capitale et sa Cittadella à 3 kilomètres, quelques minutes en autobus ou en taxi
  • Temples de Ġgantija à Xagħra, patrimoine mondial de l'UNESCO
  • Baies de Xlendi et de Marsalforn pour la baignade

Au retour vers le quai, le regard s'attarde une dernière fois sur les collines et leurs clochers. Gozo aura montré en quelques heures ce que des îles bien plus vastes peinent à offrir : des pierres levées avant l'écriture, une forteresse qui a vu passer les siècles et des criques où le temps s'écoule sans hâte. On remonte à bord avec la certitude d'avoir touché quelque chose de très ancien, et l'envie d'y revenir pour l'écouter plus longtemps.