Portoferraio Elba Island Italy

159 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Azamara Club Cruises (20 Croisières)

CroisiEurope (13 Croisières)

MV LA BELLE DES OCEANS.

Mv La Belle Des Oceans

130 Passagers
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SeaDream Yacht Club (20 Croisières)

Star Clippers (30 Croisières)

Royal Clipper

Royal Clipper

333 Passagers
4425 tonnes
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Windstar Cruises (28 Croisières)

Le 4 mai 1814, un empereur déchu débarquait sur ce quai. Napoléon, exilé par les puissances européennes, allait régner dix mois sur l'île d'Elbe et laisser à Portoferraio une empreinte que la ville cultive encore. Les navires de croisière accostent aujourd'hui au pied de la vieille ville, face à la Darsena Medicea, ce bassin fortifié où les voiliers ont remplacé les galères toscanes. Tout se fait à pied : les remparts, les villas impériales, les ruelles en escalier et même une plage de galets blancs.

Cosmopoli, l'œuvre des Médicis

Avant Napoléon, il y eut Cosme Ier de Médicis. En 1548, le grand-duc de Toscane fit bâtir ici une ville-forteresse baptisée Cosmopoli pour verrouiller la mer Tyrrhénienne face aux corsaires barbaresques. Ses architectes dressèrent le fort Stella, le fort Falcone et la tour de la Linguella, reliés par des murailles qui enserrent toujours le noyau ancien. Monter vers le fort Stella par les rampes pavées donne la mesure du projet : bastions en étoile, casemates, et un panorama complet sur la rade, l'une des mieux abritées de la Méditerranée.

La villa des Moulins, résidence d'un empereur en exil

Au sommet de la ville, entre les deux forts, la Palazzina dei Mulini servait de résidence principale à l'empereur. Les salles conservent mobilier d'époque, bibliothèque et objets personnels; le jardin suspendu s'ouvre sur la mer, face à la côte toscane que l'exilé scrutait, dit-on, avec une longue-vue. La visite se combine avec celle de la villa San Martino, sa résidence d'été nichée dans les collines à environ six kilomètres, accessible en taxi pour qui veut compléter le portrait de l'empereur insulaire.

Ruelles, poissonniers et granités

En redescendant, les ruelles anciennes déroulent leurs escaliers bordés de façades jaunes et roses. La piazza Cavour et la piazza della Repubblica alignent cafés et gelaterias; les rues voisines cachent l'église de la Miséricorde, où une messe est célébrée chaque 5 mai en mémoire de Napoléon. Sur le port, les étals vendent le poisson de la nuit, et les trattorias servent le cacciucco, cette soupe de poissons héritée de la tradition toscane, ou des spaghettis aux fruits de mer arrosés d'un blanc local, l'Ansonica ou le Procanico.

Le Ghiaie, la plage aux galets blancs

De l'autre côté de la presqu'île, à dix minutes de marche du débarcadère, la plage des Ghiaie aligne ses galets d'un blanc laiteux le long d'une eau limpide, protégée comme zone marine. La légende locale veut que les Argonautes y aient fait escale, et que la sueur de leurs rameurs ait blanchi les pierres. Masque et tuba suffisent pour observer poissons et posidonies; l'endroit fait une pause baignade idéale sans quitter la ville.

Plus loin, si l'escale s'étire

Les excursions organisées filent vers les villages de l'ouest, les plages de sable de la côte sud ou le mont Capanne, que l'on gravit en cabine ouverte depuis Marciana pour dominer tout l'archipel toscan. Une journée complète permet d'en goûter un morceau; l'île entière demanderait une semaine, et c'est très bien ainsi.

L'appareillage

Quand le navire s'éloigne, les forts médicéens s'allument dans le soir et la Darsena referme son bassin derrière les voiliers. Portoferraio aura offert une leçon d'histoire condensée : une forteresse de la Renaissance, un empire réduit à une île, et des galets blancs pour méditer sur la fortune des grands hommes. On comprend, en regardant la côte s'effacer, pourquoi Napoléon hésita si longtemps avant de s'enfuir.