Aappilattoq Greenland
Greenland

13 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Bien avant les premières maisons, il y a la traversée. Le Prins Christian Sund, dans l'extrême sud du Groenland, fait glisser le navire entre des parois de roche sombre hautes de plusieurs centaines de mètres, sous des glaciers suspendus qui craquent parfois dans un grondement sourd. Des blocs de glace dérivent sur une eau d'un calme surprenant, et le navire avance lentement, comme par respect. Sur les ponts, les conversations baissent d'un ton; même les habitués des mers du monde sortent leurs appareils photo sans trop savoir par où commencer. Puis, au détour d'un promontoire, quelques taches de couleur apparaissent au pied d'un pic : Aappilattoq, une centaine d'habitants, l'unique village de tout le détroit.

Un village accroché au rocher

Aucune route ne mène ici. On arrive par la mer, ou en hélicoptère; c'est tout. Les maisons de bois rouges, bleues et jaunes s'agrippent aux replis du granit, reliées entre elles par des sentiers et des escaliers plutôt que par des rues. Le nom du lieu signifie « anémone de mer » en groenlandais, et le village actuel s'est établi en 1922, même si des familles inuites fréquentaient ces rivages bien avant. Les navires d'expédition mouillent devant la baie et débarquent leurs passagers en embarcation pneumatique, quand la météo et la glace le permettent.

La visite, à hauteur d'habitant

Le tour des lieux se fait à pied, sans itinéraire précis, en une heure tranquille. On passe devant la petite église de bois, l'école qui accueille une poignée d'enfants, l'unique épicerie où accostent les provisions venues par bateau. Des traîneaux attendent l'hiver près des habitations; des peaux de phoque sèchent parfois sur les séchoirs. La chasse et la pêche demeurent le cœur de la vie locale, comme depuis des générations. Les habitants croisés répondent volontiers d'un signe de tête ou d'un sourire; certains ouvrent la salle communautaire pour présenter un chant ou de l'artisanat. Il faut aborder cette rencontre pour ce qu'elle est : non pas un spectacle, mais un moment partagé avec une communauté qui vit à l'année dans l'un des lieux habités les plus isolés de l'hémisphère nord.

Ce qu'il faut savoir avant de débarquer

  • Le débarquement se fait en embarcation pneumatique et dépend des conditions de mer et de glace; certaines visites se limitent à une navigation au plus près du rivage.
  • Il n'y a ni café, ni restaurant, ni boutique de souvenirs; l'épicerie dépanne, sans plus. Prévoyez des vêtements chauds et imperméables, même en plein été : la météo du sud du Groenland change en quelques minutes.
  • Des chaussures fermées à bonne semelle rendent les sentiers rocheux plus faciles.
  • Les achats d'artisanat, quand il s'en offre, se règlent souvent en espèces; c'est un soutien direct et apprécié pour les familles d'ici.

Le sund, spectacle continu

La journée ne s'arrête pas là : la traversée complète du Prins Christian Sund compte parmi les plus beaux passages maritimes au monde. Restez sur le pont. Les glaciers descendent jusqu'à l'eau, les cascades filent le long des parois, et il arrive qu'un phoque se hisse sur un glaçon à distance des jumelles. La lumière change sans prévenir, du gris d'acier au bleu profond, et chaque quart d'heure recompose le paysage. Les photographes gardent leur batterie de réserve à portée de main; les autres apprennent simplement à regarder longtemps.

On quitte Aappilattoq en silence, le plus souvent. Devant ces maisons minuscules posées face à l'immensité, chacun refait mentalement l'inventaire de ce qui est essentiel et de ce qui ne l'est pas. C'est le genre d'escale qui ne se raconte pas très bien au retour; il faut l'avoir vue, et ceux qui l'ont vue n'oublient pas.

Questions fréquentes

Dans le Prins Christian Sund, à l'extrême sud du Groenland. C'est l'unique village de tout le détroit, une centaine d'habitants accrochés au pied d'un pic, et aucune route n'y mène : on arrive par la mer ou en hélicoptère.
En embarcation pneumatique. Les navires d'expédition mouillent devant la baie quand la météo et la glace le permettent; certaines visites se limitent à une navigation au plus près du rivage.
Le tour des lieux se fait à pied en une heure tranquille : la petite église de bois, l'école qui accueille une poignée d'enfants, l'unique épicerie. Des traîneaux attendent l'hiver près des habitations, et des peaux de phoque sèchent parfois sur les séchoirs.
Non. Il n'y a ni café, ni restaurant, ni boutique de souvenirs; l'épicerie dépanne, sans plus. Les achats d'artisanat, quand il s'en offre, se règlent souvent en espèces, et c'est un soutien direct pour les familles d'ici.
Des vêtements chauds et imperméables, même en plein été : la météo du sud du Groenland change en quelques minutes. Des chaussures fermées à bonne semelle rendent les sentiers rocheux plus faciles.
Un détroit où le navire glisse entre des parois de roche sombre hautes de plusieurs centaines de mètres, sous des glaciers suspendus qui craquent parfois dans un grondement sourd. La traversée complète compte parmi les plus beaux passages maritimes au monde.
Oui, la journée ne s'arrête pas au village. Les glaciers descendent jusqu'à l'eau, les cascades filent le long des parois, et la lumière change sans prévenir, du gris d'acier au bleu profond. Chaque quart d'heure recompose le paysage.
Non, les maisons de bois rouges, bleues et jaunes s'agrippent aux replis du granit, reliées entre elles par des sentiers et des escaliers plutôt que par des rues.
Comme un moment partagé, pas comme un spectacle. La chasse et la pêche demeurent le cœur de la vie locale; les habitants répondent volontiers d'un signe de tête ou d'un sourire, et certains ouvrent la salle communautaire pour présenter un chant ou de l'artisanat.
Anemone de mer, en groenlandais. Le village actuel s'est établi en 1922, même si des familles inuites fréquentaient ces rivages bien avant.