Symi Island Greece

49 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Seabourn Cruise Line (36 Croisières)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tonnes
Visitez la page du navire

L'entrée dans la rade de Symi provoque presque toujours le même réflexe, et on le comprend : les passagers se pressent sur les ponts, appareil photo en main. Le petit port de Gialos déploie en amphithéâtre des centaines de maisons néoclassiques aux façades ocre, jaunes et brique, empilées à flanc de colline dans un ordre si harmonieux qu'il semble dessiné. Aucune construction moderne ne vient troubler l'ensemble : l'île entière est protégée, et son décor du dix-neuvième siècle traverse les époques intact.

Gialos, un accostage au cœur du décor

Les navires de taille modeste s'amarrent directement au quai de Gialos, entre les yachts et les barques de pêche; les plus grands mouillent dans la rade. Dans les deux cas, l'escale commence au milieu du théâtre : la tour de l'horloge de 1881, le pont de pierre, les façades à frontons se donnent à voir dès la passerelle. La richesse de Symi vient de la mer : ses plongeurs d'éponges et ses chantiers navals en firent, à l'époque, l'une des îles les plus prospères du Dodécanèse, et les demeures des capitaines en témoignent toujours. Derrière la première rangée de maisons, les venelles marchandes concentrent la vie quotidienne, et l'anse voisine de Harani, où les charpentiers réparaient jadis les coques, prolonge la promenade vers d'anciens chantiers de bois.

La Kali Strata, l'escalier aux cinq cents marches

Entre Gialos et le village haut de Chorio s'étire la Kali Strata, la « belle route » : un escalier monumental d'environ cinq cents marches bordé de maisons anciennes, certaines restaurées avec soin, d'autres livrées aux figuiers. La montée se fait par paliers, entre chats endormis et passages voûtés, et chaque pause révèle la rade sous un angle nouveau. Au sommet, Chorio récompense l'effort par ses ruelles calmes et ses points de vue sur les collines pelées de l'île. Mieux vaut entreprendre l'ascension tôt, avant la pleine chaleur; redescendre au soleil couchant, quand les façades passent de l'ocre au cuivre, compte parmi les images fortes de la journée.

Musée, éponges et crevettes

Au fil du quai, les boutiques perpétuent le commerce qui fit la renommée de l'île : les éponges naturelles, vendues dans toutes les tailles, dont les marchands expliquent volontiers la récolte et la préparation. Le petit musée nautique, près de la place centrale, complète le tableau avec maquettes, scaphandres et archives des grandes années de la plongée. À l'heure du repas, les tavernes servent la spécialité locale : la petite crevette de Symi, frite entière et croquante, que l'on mange sans façon avec un verre de vin blanc face aux mâts, pendant que les caïques rentrent au bassin.

Panormitis, le monastère du bout de l'île

À la pointe sud, le monastère de l'archange Michel Panormitis veille sur une baie fermée, presque circulaire. Son clocher baroque, parmi les plus élevés du genre, se dresse au-dessus d'une longue façade blanche face à la mer. Pèlerinage majeur du Dodécanèse, le sanctuaire abrite une icône vénérée et deux petits musées. Certaines excursions d'escale s'y rendent en bateau ou par la route; l'aller-retour demande toutefois une bonne partie de la journée, à peser selon l'horaire du navire.

Repères pratiques

  • Accostage ou mouillage face au quai principal; tout le front de mer se parcourt à pied.
  • Kali Strata : environ 500 marches vers Chorio, chaussures fermées conseillées.
  • Monastère de Panormitis accessible en excursion organisée seulement.
  • Monnaie : euro. Achat typique : éponges naturelles et herbes séchées.

Au départ, le navire glisse lentement entre les deux rives de la rade, et les demeures néoclassiques défilent une dernière fois, rang après rang. Symi appartient à cette catégorie rare d'escales dont l'image reste nette des années plus tard, précisément parce qu'elle n'a rien cédé au présent.