Porto Vecchio Corsica France

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CroisiEurope (24 Croisières)

MV LA BELLE DES OCEANS.

Mv La Belle Des Oceans

130 Passagers
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Le sel a fait cette ville avant le tourisme. Derrière le port de commerce de Porto-Vecchio, les anciens salins découpent encore leurs bassins géométriques, rappel d'un négoce qui a nourri la cité pendant des siècles. Aujourd'hui, les grands navires mouillent dans l'un des plus beaux golfes de Corse et débarquent leurs passagers en canot à la marina; les unités plus modestes s'amarrent à quai. Du port, la haute ville se mérite : elle veille sur la rade depuis son promontoire, à une vingtaine de minutes de marche, et des navettes raccourcissent la montée.

La citadelle génoise et ses bastions

Fondée en 1539 par la République de Gênes, Porto-Vecchio a grandi à l'abri de ses remparts. Il en reste la Porte Génoise, ouverte sur le golfe, et le bastion de France, dont la terrasse embrasse la rade et les montagnes de l'Ospedale. Dans les ruelles pavées, les façades de granit rose abritent boutiques d'artisans, glaciers et cafés; la place de la République, cœur battant de la vieille ville, s'anime dès le matin autour de l'église Saint-Jean-Baptiste et de son clocher trapu. On s'y attable pour observer le va-et-vient, un citron pressé ou un canistrelli à la main.

Le tour des salins

En redescendant vers la mer, un sentier longe les anciens marais salants, exploités jusqu'à la fin du XXe siècle. Flamants, aigrettes et échasses y trouvent refuge selon les saisons, et les tables d'interprétation racontent le travail des sauniers. Cette promenade plate et courte fait une transition parfaite entre la ville haute et le front de mer, avec la silhouette des montagnes en toile de fond.

Palombaggia et Santa Giulia, les plages du grand large

Impossible d'évoquer la cité du sel sans ses rivages. Au sud-est, Palombaggia déroule son sable clair entre rochers de granit rose et pins parasols; un taxi ou une excursion y conduit en une vingtaine de minutes. Sa voisine Santa Giulia, lovée dans une baie fermée aux allures de lagon, séduit les familles avec ses eaux peu profondes. L'eau turquoise, la lumière du maquis et l'ombre des pins composent l'image que la Corse du Sud laisse le plus volontiers dans les mémoires. En été, mieux vaut partir tôt : les routes littorales se remplissent vite.

Vers les aiguilles et les villages de l'arrière-pays

Les excursions proposées à quai mènent souvent vers l'intérieur, et l'effort en vaut la peine. La route de l'Ospedale grimpe à travers les pins lariccio jusqu'à un barrage d'altitude aux eaux sombres, avec des points de vue plongeants sur le golfe. Plus loin, le col et les aiguilles de Bavella dressent leurs tours de granit au-dessus des forêts, l'un des paysages de montagne les plus spectaculaires de l'île. Comptez une demi-journée pour l'aller-retour; les virages se méritent, la récompense aussi.

Saveurs du maquis

De retour près du quai, les terrasses du port et des hauteurs servent la Corse dans l'assiette : charcuteries fermières, fromages de brebis, beignets au brocciu, sans oublier les vins du cru, dont les rouges de l'appellation Porto-Vecchio produits sur les coteaux voisins. Une glace à la châtaigne ou au myrte prolonge la pause avant de redescendre vers le quai.

Quitter le golfe

Au départ, le navire glisse entre les pointes boisées et les voiliers au mouillage, tandis que la cité ancienne s'accroche à son rocher dans la lumière du soir. Porto-Vecchio aura montré ses deux visages en une seule journée : la cité du sel, méfiante derrière ses bastions, et la station balnéaire ouverte sur des eaux dignes des tropiques. Le maquis embaume jusque sur le pont, comme un dernier salut de l'île.