Libourne France

436 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

AmaWaterways (22 Croisières)

Avalon Waterways (40 Croisières)

CroisiEurope (37 Croisières)

Croisière CE Croisieurope MS Cyrano de Bergerac navire

MS Cyrano de Bergerac

Visitez la page du navire

Scenic Cruises (142 Croisières)

Scenic Azure.

Scenic Azure

96 Passagers
Visitez la page du navire
Scenic Diamond

Scenic Diamond

169 Passagers
Visitez la page du navire

Uniworld Boutique River Cruise (116 Croisières)

S.S. Bon Voyage.

S.S. Bon Voyage

174 Passagers
Visitez la page du navire

Viking River Cruises (79 Croisières)

Viking Longships Forseti

Viking Longships Forseti

243 Passagers
Visitez la page du navire

Deux rivières se donnent rendez-vous devant les quais de Libourne : l'Isle achève ici sa course dans la Dordogne, et c'est à ce confluent que la cité doit tout, son plan, sa fortune et son vin. Le bateau s'amarre au pied d'une tour crénelée du XIVe siècle, dernier vestige des remparts qui veillaient autrefois sur le commerce des barriques. Peu d'escales fluviales offrent un débarquement aussi direct dans l'histoire du Bordelais.

Une bastide dessinée au cordeau

Fondée en 1270 par Roger de Leybourne, sénéchal du roi d'Angleterre qui lui laissa son nom, Libourne appartient à la famille des bastides du Sud-Ouest, ces villes neuves du Moyen Âge tracées d'un seul geste. Les rues se coupent à angle droit et convergent vers la place Abel-Surchamp, encadrée d'arcades de pierre blonde. L'hôtel de ville, reconstruit dans le goût gothique, y tient le premier rôle. Les jours de marché, les étals recouvrent le pavé : cannelés, fromages, huîtres du bassin voisin, fruits des vergers de la vallée. On y prend le pouls d'une petite capitale viticole restée fidèle à sa vocation de négoce.

Du quai à la vieille ville

Depuis la tour du Grand-Port, quelques minutes suffisent pour rejoindre le cœur ancien. En chemin, les façades des maisons de négociants rappellent que les vins de la rive droite partaient d'ici vers l'Angleterre et la Hollande bien avant que Bordeaux n'impose sa suprématie. La promenade aménagée le long de la Dordogne invite à suivre le courant, tandis que le pont de pierre enjambe la rivière en direction des coteaux. L'ensemble se parcourt sans hâte, à hauteur d'homme, entre platanes et terrasses de cafés.

Saint-Émilion, à un quart d'heure des amarres

La véritable raison de cette halte se cache pourtant derrière les collines, à une dizaine de kilomètres : Saint-Émilion. Le village s'accroche à son coteau calcaire au milieu d'un océan de vignes, et sa juridiction figure au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Son monument le plus étonnant ne se voit pas d'abord : une église monolithe entièrement creusée dans le roc, dont seul le clocher émerge au-dessus des toits. Grimper les ruelles pavées, appelées tertres, demande de bonnes chaussures ; la récompense attend là-haut, un panorama où les rangs de vigne filent jusqu'à l'horizon. Les excursions proposées depuis le bord combinent généralement la flânerie dans le village, la vue depuis le clocher et une dégustation dans une propriété des environs, Pomerol n'étant qu'à quelques minutes de route.

Le goût de la rive droite

Avant de redescendre vers la Dordogne, il serait dommage d'ignorer les macarons de Saint-Émilion, pétris selon une recette que les Ursulines gardaient déjà au XVIIe siècle. À Libourne même, les boutiques de la place proposent les appellations voisines à des prix plus doux qu'ailleurs : fronsac, lalande-de-pomerol, castillon. Les amateurs composeront leur cave de voyage ; les autres se contenteront d'un verre en terrasse, ce qui constitue déjà une manière honorable d'étudier la région.

Conseils pour l'escale

Le centre se parcourt aisément à pied depuis l'amarrage, terrain plat et distances courtes. Pour Saint-Émilion, les compagnies fluviales organisent des transferts avec guide et dégustation ; les voyageurs indépendants trouveront des taxis en ville. Prévoyez des chaussures fermées pour les pavés des tertres, un chapeau en été, et un peu de place dans la valise : les bouteilles voyagent très bien lorsqu'un caviste se charge de l'emballage, ce qu'il fera volontiers.

Le soir venu

Au retour, la lumière rasante dore la tour du Grand-Port et la marée fait doucement tourner les pontons. Les pêcheurs relèvent leurs carrelets, ces grands filets carrés suspendus au-dessus de l'eau, comme on le fait ici depuis des générations. Le navire largue les amarres et la silhouette de Libourne s'efface lentement derrière un méandre. Restent le souvenir d'une place à arcades, le goût d'un verre de pomerol et cette impression tenace que la rive droite mérite qu'on lui consacre un jour des vacances entières.