Le Pecq Saint-Germain-en-Laye, France

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Viking River Cruises (324 Croisières)

Viking Fjorgyn.

Viking Fjorgyn

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Peu d'escales fluviales offrent un balcon sur Paris. Le Pecq, posé sur une boucle de la Seine dans les Yvelines, en possède un, et quel balcon : la grande terrasse dessinée par Le Nôtre pour Louis XIV, longue de 1 945 mètres, domine la vallée de 62 mètres et découvre tout l'ouest francilien jusqu'aux silhouettes de la capitale. Les bateaux qui s'amarrent en amont du pont du Pecq déposent leurs passagers au pied de ce théâtre royal, entre berges impressionnistes et château d'histoire.

Les berges qui inspirèrent les peintres

Avant de grimper vers les hauteurs, prenez le temps de longer l'eau au fil de la matinée. Cinq kilomètres de sentiers aménagés courent au pied du coteau, entre saules, jardins et péniches amarrées. Ces paysages de reflets et de feuillages ont attiré les impressionnistes : un parcours balisé, le chemin des Impressionnistes, suit les traces de Claude Monet et de Pierre-Auguste Renoir, qui plantèrent leur chevalet sur ces rives quand la campagne commençait aux portes de Paris. Le parc Corbière, avec ses pelouses ouvertes sur le fleuve et ses grands arbres, invite à une pause avant la montée, un carnet de croquis ou un appareil photo à la main.

Saint-Germain-en-Laye et son château

Une marche en côte, courte mais soutenue, sépare la halte du centre de Saint-Germain-en-Laye. La récompense attend au sommet : le château où naquit Louis XIV, résidence des rois de France pendant des siècles, abrite depuis 1867 le Musée d'Archéologie nationale, voulu par Napoléon III. Ses collections, parmi les plus riches au monde pour la préhistoire, rassemblent quelque 29 000 objets, des bifaces aux trésors mérovingiens, dont la célèbre Dame de Brassempouy, minuscule visage d'ivoire vieux de plus de vingt millénaires. Autour du monument, la vieille ville royale aligne rues piétonnes, pâtisseries réputées et hôtels particuliers, parfaits pour une flânerie entre deux salles de musée.

La terrasse de Le Nôtre

Le moment fort vient ensuite. Aménagée de 1669 à 1674 sur les plans d'André Le Nôtre, la Grande Terrasse s'étire en ligne parfaite le long de la forêt, au-dessus de la vallée de la Seine. On y marche comme les courtisans d'autrefois, entre tilleuls centenaires et parapet de pierre, le regard posé sur les méandres du fleuve, les toits du Pecq, les tours de La Défense et, par temps clair, la tour Eiffel. Les 45 hectares de jardins du Domaine national offrent bancs et parterres pour savourer la vue sans se presser, pendant que coureurs et familles se partagent les allées. La forêt domaniale, ancienne chasse royale, borde la promenade sur toute sa longueur ; ses allées cavalières prolongent la marche à l'ombre des chênes pour qui dispose encore d'un peu de temps.

Un détour romanesque

Les passionnés de littérature disposent d'une surprise à proximité : au Port-Marly, à quelques minutes, se cache le château de Monte-Cristo, l'extravagante demeure qu'Alexandre Dumas se fit construire au sommet de sa gloire, entre jardins en cascade et grotte artificielle. Façades sculptées, parc à l'anglaise et cabinet de travail néogothique racontent l'auteur des Trois Mousquetaires mieux qu'aucune biographie, avec cette fantaisie qui fit à la fois sa fortune et sa ruine.

Le soir venu, quand le bateau se détache de la rive, la longue allée royale n'est plus qu'un trait sombre au sommet du coteau. On emporte du Pecq une impression singulière : celle d'avoir vu la Seine comme la voyaient les rois et les peintres, d'en haut et d'en bas à la fois. Paris attire tous les regards du monde ; ses environs, eux, gardent des points de vue que seuls les voyageurs curieux prennent le temps de mériter.