Corner Brook NL Newfoundland-Labrador Canada

34 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Le navire remonte lentement le bras Humber, un long couloir d'eau abrité entre des collines boisées qui n'ont rien à envier aux fjords, et Corner Brook apparaît au fond de la baie des Îles, adossée à ses montagnes. Deuxième agglomération de Terre-Neuve avec quelque 19 000 habitants, Corner Brook a grandi autour de son usine de papier inaugurée en 1925, l'une des plus importantes du monde à l'époque. L'escale marie sans effort promenade urbaine, mémoire des explorateurs et paysages de l'ouest de l'île.

S'orienter dès le quai

Les navires s'amarrent directement au quai, sans transbordement, et une navette relie généralement le terminal au centre, regroupé autour de West Street. Le tableau ci-dessous situe les principaux repères de l'escale.

RepèreDistance approximative du quai
Centre-ville (West Street)1,5 km, navette ou 20 minutes à pied
Monument du capitaine Cook5 km, court trajet en taxi
Parc Margaret Bowater2,5 km
Parc national du Gros-MorneEnviron 120 km, excursion d'une journée

Sur les pas du capitaine Cook

Avant de cartographier le Pacifique, James Cook a levé les cartes de Terre-Neuve dans les années 1760, et son relevé de la baie des Îles demeure d'une précision saluée par les historiens. Le monument qui lui est consacré, perché sur les hauteurs de Crow Hill, offre le plus beau panorama de la région : le bras Humber déroulé à ses pieds, les monts Blomidon au loin et le navire en contrebas, réduit à une maquette. Les photographes y trouvent leur bonheur, surtout en début de journée quand la lumière rase la baie.

Une ville de papier et d'érables

Au centre, West Street aligne cafés, boutiques et galeries dans une ambiance de cité ouvrière devenue cité de services ; on s'y procure aussi bien un lainage local qu'un disque de musique traditionnelle terre-neuvienne. L'usine, toujours active au bord de l'eau, rappelle l'origine du lieu : elle demeure l'une des dernières agglomérations de papier journal du Canada atlantique. Pour une pause verte, le parc Margaret Bowater ombrage les berges d'un ruisseau avec ses sentiers et sa piscine estivale, à distance de marche du centre. Les amateurs de course à pied et de vélo emprunteront plutôt le Corner Brook Stream Trail, qui traverse les quartiers en suivant l'eau jusqu'à des cascades étonnamment proches des rues commerçantes.

Le Gros-Morne pour les longues escales

Si le navire reste au moins huit heures à quai, l'excursion vers le parc national du Gros-Morne devient envisageable : fjords intérieurs, plateaux dénudés et les étranges Tablelands, où le manteau terrestre affleure en roche ocre, un phénomène géologique qui a valu au site son inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il faut compter environ une heure et demie de route dans chaque direction ; l'aller-retour se planifie donc avec rigueur, idéalement par une excursion organisée qui garantit le retour à bord. Ceux qui disposent de moins de temps se rabattront sans regret sur la vallée de la Humber, réputée pour son saumon atlantique, ou sur le village de pêche de Cox's Cove, au bout de la route côtière.

L'accent de l'Ouest

Terre-Neuve se raconte aussi par ses gens, et l'escale ne fait pas exception : l'accent chantant, l'humour et la serviabilité des résidents font partie des souvenirs que les passagers rapportent le plus souvent. Un arrêt dans un pub local, une conversation au marché ou simplement une question posée en chemin suffisent à mesurer la chaleur de l'accueil terre-neuvien.

Larguer les amarres

Au départ, le navire redescend le bras Humber dans la lumière du soir, et les collines défilent une dernière fois de chaque côté. On repart avec la vue depuis Crow Hill en tête, l'impression d'un endroit sans prétention et l'envie, peut-être, de revenir un jour par la route pour donner au Gros-Morne le temps qu'il mérite.